Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Dans l'Indre, l'Opac veut libérer la parole des voisins témoins de violences conjugales

-
Par , France Bleu Berry

Des coups, des cris, des objets cassés... Que faire si l'on soupçonne des violences conjugales chez nos voisins ? Il faut agir, bien sûr, mais ce n'est pas toujours simple de savoir quelle attitude adopter. Dans l'Indre, l'Opac (bailleur social) propose une pièce de théâtre pour libérer la parole.

Les membres de l'Opac de l'Indre : Marie-Charlotte Lecaroux, Sandrine Borgeais, Gaelle Berroyer, Abdelahmid Azraoual et Virginie Aufrère
Les membres de l'Opac de l'Indre : Marie-Charlotte Lecaroux, Sandrine Borgeais, Gaelle Berroyer, Abdelahmid Azraoual et Virginie Aufrère © Radio France - Lisa Guyenne

C'est une situation encore trop répandue dans les copropriétés : l'inaction des voisins face à des violences conjugales. Des cris récurrents, un voisin que l'on sait particulièrement irascible, une voisine au visage marqué... La situation de certains foyers est parfois connue de tout l'immeuble, pour autant personne ne le signale. Pourquoi ?

Peur des représailles, respect de la vie privée : beaucoup de monde n'ose pas réagir face à des soupçons de violences

Bien souvent, on ne sait pas vraiment comment réagir, explique Gaëlle Berroyer, conseillère sociale à l'Opac de l'Indre. "Ça peut être des gens qui regardent la TV et qui entendent des bruits, des coups. Est-ce qu'on tend l'oreille, est-ce qu'on monte le son de la télé pour couvrir le bruit ? À quel moment est-ce de la violence ? Est-ce qu'il faut appeler la police, les pompiers ? Est-ce que ça nous regarde, après tout ? En tant que voisin, toutes ces questions peuvent émerger." 

Et, hélas, elles peuvent aussi décourager les témoins. "Il y a la peur d'aller voir les voisins, la peur des représailles si l'on fait un signalement, la peur d'aller frapper à la porte au moment d'une crise", détaille Sandrine Borgeais, conseillère sociale elle aussi. "Il y a aussi le sentiment de s'immiscer dans la vie privée des gens, on peut se dire que ça ne nous regarde pas." Pourtant, si personne n'agit, rien ne change, déplore Marie-Charlotte Lecaroux, directrice gestion locative et prévention sociale à l'Opac 36. "On sait que c'est compliqué de rentrer dans l'intimité des voisins, néanmoins ça nous semble absolument indispensable de sensibiliser le grand public, et particulièrement les voisins, qui peuvent avoir un rôle important dans la détection des situations de violence."

Une pièce de théâtre pour proposer des solutions au public

C'est justement pour sensibiliser et donner des clés aux voisins témoins de ces violences, que l'Opac organise ce mardi 10 mars une représentation de théâtre-forum, au CGR de Châteauroux. Une centaine de places sont disponibles. Sur scène, les comédiens joueront des voisins dans des scènes du quotidien, témoins de violences dans leur immeuble. Ce sera au public de proposer des solutions, et les acteurs les joueront ensuite sur scène. "Ça va permettre de dédramatiser la démarche et surtout, d'apporter des réponses collectives", explique Gaëlle Berroyer.

Pour l'heure, la plupart des signalements que reçoit le bailleur social vient des gardiens d'immeubles : "ils sont en première ligne, ils entendent tous les échos des copropriétés", confie Virginie Aufrère, conseillère sociale. Par ce biais, l'Opac 36 reçoit environ une dizaine de signalements chaque année pour les logements qu'elle gère dans l'Indre. Un chiffre, hélas, largement en-dessous du nombre réel de violences conjugales dans le département. 

► Infos pratiques : début de la pièce à 19 heures, au cinéma CGR de Châteauroux. Pour réserver, contacter le secrétariat de l'Opac 36 au 02 54 60 20 00 ou sur sa page Facebook.

Choix de la station

À venir dansDanssecondess