Société

Morvan : les sapins de Noël au coeur d'une pollution aux pesticides

Par Thomas Nougaillon, France Bleu Bourgogne dimanche 25 septembre 2016 à 17:00

Le "je t'aime, moi non plus" de Champeau-en-Morvan et des sapins de Noël
Le "je t'aime, moi non plus" de Champeau-en-Morvan et des sapins de Noël © Radio France - Thomas Nougaillon

C'est LA star incontournable des fêtes de fin d'année! Et pourtant le sapin de Noël n'est peut-être pas le meilleur ami de notre santé. Dans le Morvan, une étude révèle que des traces de pesticides ont été retrouvées au niveau d'un captage d'eau potable à Champeau-en-Morvan.

C'est l'Agence Régionale de Santé qui a découvert ces traces de pesticides en 2010 dans cette commune de 250 habitants près de Saulieu. Le produit incriminé est du "dichlobénil", un puissant herbicide, possible cancérogène, interdit en France depuis 2012. Depuis cette pollution, constatée il y a 6 ans, l'ARS a mis en place un traitement de l'eau aux charbons actifs, un traitement toujours en cours, pour que les habitants puissent continuer à consommer cette eau. Selon Maryse Bollengier, maire de Champeau-en-Morvan, grâce à une collaboration avec la maison du parc, basée à Saint-Brisson à quelques kilomètres de là, dans la Nièvre, les producteurs de sapins de Noël ont tous été sensibilisés à ce problème.

Maryse Bollengier, maire de Champeau-en-Morvan, assure qu'en compagnie du Parc du Morvan, les producteurs de sapins ont été sensibilisés au problème des pesticides

Selon la version officielle de l'ARS, le "dichlobénil" étant interdit depuis plusieurs années, cela veut dire que les doses retrouvées à Champeau-en-Morvan, proviennent de restes de ce produit utilisé avant l'interdiction. Une pollution rémanente, dont on essaie de se débarrasser depuis six ans. L'histoire du Morvan et des sapins de Noël est une histoire récente. Puisque les premiers sapins de Noël y ont été plantés en 1939. Nordman, épicéa commun, leur exploitation a ensuite explosé après guerre. Aujourd'hui 1/5ème des 5,4 millions de sapins vendus en France ont poussé dans cette région sur un territoire d'environ 1.500 hectares.