Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour
Société

Dans le Nord, la grande distribution redonne vie aux légumes moches

vendredi 1 décembre 2017 à 17:01 Par Stéphane Barbereau, France Bleu Nord

La marque "Bon et Bien" a été créée dans le Nord il y a 2 ans et demi. Le gérant du Leclerc de Templeuve, au sud de la métropole lilloise, a lancé ces soupes concoctées par des chefs de la région avec des légumes initialement destinés à la poubelle.

Les soupes "bon et bien" vendues au Leclerc de Templeuve, près de Lille
Les soupes "bon et bien" vendues au Leclerc de Templeuve, près de Lille © Radio France - Stéphane Barbereau

Templeuve, France

"Bon et Bien". Une marque qui interpelle. C'est "bon" parce que c'est fait avec des légumes proches de chez nous et mis en bouteilles sans conservateurs et c'est "bien" parce que cela évite le gaspillage alimentaire et cela permet de faire travailler notamment des salariés en insertion. Thomas Pocher, le directeur du magasin Leclerc de Templeuve, a cofondé l'entreprise et donc la marque, en mai 2015, avec les frites Mccain et l'entreprise d'intérim Randtsat.

Des légumes cultivés dans un rayon de 50 kilomètres

Dans l'entrepôt de son hypermarché, on fabrique des soupes grâce à des légumes "moches" produits dans le Nord, dans un rayon de 50 kilomètres autour du magasin : des carottes, des potimarrons, des endives invendables dans les étals parce qu'ils ne sont pas beaux ou correctement calibrés pour les machines qui les emballent et pourtant ils sont bons à manger selon Thomas Pocher :

C'est un clean label c'est-à-dire qu'il n'y a que des légumes avec du sel et de l'eau

Thomas Pocher, le gérant du Leclerc de Templeuve - Radio France
Thomas Pocher, le gérant du Leclerc de Templeuve © Radio France - Stéphane Barbereau

Il n'y a aucun ingrédient industriel et le produit est stérilisé en fin de course pour lui redonner 2 années de vie. "C'est vachement meilleur pour la santé, c'est anti-gaspi et on est content d'avoir démontré qu'un modèle d'entreprise un peu alternatif, cela peut marcher, en se souciant de l'impact économique et environnemental", ajoute le patron. Le laboratoire où sont fabriquées ce soupes, situé dans l'entrepôt du magasin, a permis d'embaucher 3 salariés en CDI et 4 autres personnes en contrat de qualification professionnelle.

Thomas Pocher explique la notion de "clean label"

200 000 bouteilles vendues en 2 ans et demi

Depuis mai 2015, les 5 recettes (de la crème oignons caramélisées au plus classique velouté 6 légumes), concoctées par des chefs de la Région, ont séduit de nombreux clients. Tous ces légumes mixés étaient condamnés à la poubelle parce qu'ils n'étaient pas calibrés les machines qui permettent de les emballer dans les usines d'agro-alimentaires. Ainsi, jusqu'à 50% de la récolte d'endives d'un agriculteur peut être jetée ! Cette activité reste quand même de l'ordre du symbole pour la quinzaine de producteurs. Ils se sont partagés 20 000€ en 2 ans et demi.

Le laboratoire avec, ici le mixer géant, où sont confectionnées les soupes "bon et bien" - Radio France
Le laboratoire avec, ici le mixer géant, où sont confectionnées les soupes "bon et bien" © Radio France - Stéphane Barbereau

D'où viennent les légumes des soupes "bon et bien"