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Société

Dans le quartier Bellevue, une ferme au pied des immeubles

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Par , France Bleu Loire Océan

La ferme urbaine du quartier Bellevue, à Saint-Herblain, fait partie des endroits à découvrir pendant les "48h de l'agriculture urbaine", ce samedi et ce dimanche, dans l'agglomération nantaise. Depuis 2018, des fruits et des légumes poussent et des poules caquettent au pied des immeubles.

Saint-Herblain, France

48 heures pour découvrir l'agriculture urbaine dans l'agglomération nantaise, ce samedi et ce dimanche. Des ateliers et des débats sont proposés, mais aussi des visites pour découvrir quelques uns des jardins potagers collectifs de Nantes, Rezé ou encore Saint-Herblain. L'occasion, aussi, de voir à quoi ressemble la ferme urbaine du quartier Bellevue qui a vu le jour l'an dernier, au pied des immeubles, à Saint-Herblain.

La ferme urbaine, au pied des immeubles, à Saint-Herblain. - Radio France
La ferme urbaine, au pied des immeubles, à Saint-Herblain. © Radio France - Marion Fersing

Choux cabus, betteraves, tomates, basilic...

Pour l'instant, les grands bacs en bois sont vides. Il faut aller sous la serre pour voir les semis qui commencent à pousser. "On a des haricots, des choux cabus, des betteraves, des butternuts, une trentaine de variétés de tomates, de la ciboulette, du basilic... Une multitude de choses", énumère Abdel Zibar, le fermier urbain de Bellevue. C'est lui qui chapeaute tout le projet.

Les déchets des habitants pour nourrir les poules

Le point de départ, c'est le composteur collectif du quartier. "Mais, ici, vu déjà tous les soucis financiers et sociaux qu'ils ont, les habitants ne se préoccupent pas de la protection de l'environnement. Pour qu'il le fassent, il faut qu'ils puissent voir le résultat et qu'ils en profitent". Donc, ici, les déchets organiques permettent à la fois d'avoir des vers de terre et des insectes pour nourrir les poules qui donnent des œufs et du compost pour faire pousser des fruits et légumes

Abdel Zibar, le fermier urbain, qui chapeaute le projet - Radio France
Abdel Zibar, le fermier urbain, qui chapeaute le projet © Radio France - Marion Fersing

La première année, on a récolté 230 kilos de légumes

"L'an dernier, sur 200m2 carrés, avec les enfants, on a récolté 230 kilos de légumes !", annonce Abdel Zibar. "Les enfants les ont ensuite distribués aux habitants, dans les cages d'escaliers. Au départ, les gens se sont méfiés, ils se sont demandé s'ils devraient payer quelque chose en contrepartie. Et puis, on leur a expliqué". Le principe de la ferme, c'est que chacun peut venir se servir. La seule chose qui est demandée, c'est, en échange, d'apporter ses déchets organiques. "Comme ça, les gens voient le principe, l'objectif et le résultat".

C'est extrêmement positif dans un quartier qui est stigmatisé

Mais, le plus grand intérêt de cette ferme urbaine, c'est le lien créé entre les habitants. Le jour de notre venue, Yoann et Mireille rempotent des tomates ananas. Lui n'y connait rien. "J'apprends avec Mireille", glisse le jeune homme qui vient jardiner régulièrement. "Bellevue, c'est un quartier qui est stigmatisé. La ferme, ça permet de changer les choses. C'est extrêmement positif et ça permet d'échanger". Mireille acquiesce. Marie-Christine aussi, elle qui vient à la ferme voir les poules avec les deux enfants qu'elle garde. "En plus, les œufs sont bien meilleurs que ceux du supermarché !"

Un endroit où les habitants se retrouvent

Les fruits et les légumes aussi. Et c'est ce qu'Abdel Zibar veut montrer aux habitants : ils peuvent faire pousser, en bas de chez eux, des produits de bien meilleure qualité que ceux qu'ils achètent le moins cher possible au supermarché. "On cuisine aussi ensemble", poursuit Mireille, "pour se donner des idées et savoir comment préparer tous les légumes". Et, tout naturellement, les habitants passent régulièrement à la ferme, ne serait-ce que pour discuter un peu. "Il y a beaucoup de personnes isolées", explique Abdel. "Ici, elles trouvent toujours une oreille pour les écouter".

Ça peut aider à ce que le quartier aille mieux

En plus de prendre soin des fruits, des légumes et des poules, les habitants prennent donc aussi soin les uns des autres. Et de leur quartier, petit à petit. "Ça ne va pas se faire du jour au lendemain", reconnaît, lucide, le fermier urbain, "mais ça peut aider à ce que le quartier aille mieux. Qu'on ne voit pas Bellevue que comme un endroit où on se tire dessus"

Les tomates ananas en train d'être rempotées - Radio France
Les tomates ananas en train d'être rempotées © Radio France - Marion Fersing

Pour découvrir la ferme urbaine de Bellevue, c'est ce samedi de midi à 17h30 au 12, rue de l'Orne. Pour retrouver le programme complet des 48h de l'agriculture urbaine à Nantes, c'est par ici

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