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Société

Des chats en liberté au cœur d'un bras de fer entre la mairie d'Ille-sur-Têt et une habitante

vendredi 27 avril 2018 à 15:57 Par Clémentine Vergnaud, France Bleu Roussillon

La mairie d'Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales) et une habitante s'opposent depuis six ans concernant des chats "libres". Tatoués et stérilisés, ils sont nourris par une riveraine mais font leurs besoins dans deux jardins communaux, ce qui occasionne des problèmes à la commune.

A Ille-sur-Têt, une douzaine de chats "libres" ont élu domicile dans le jardin du Comte et l'espace Bo. (Photo d'illustration)
A Ille-sur-Têt, une douzaine de chats "libres" ont élu domicile dans le jardin du Comte et l'espace Bo. (Photo d'illustration) © Maxppp - Dylan Meiffret

Ille-sur-Têt, France

À Ille-sur-Têt (Pyrénées-Orientales), ce sont les chats de la discorde. Dans la commune située entre Perpignan et Prades, une habitante est en conflit avec la municipalité à cause d'une douzaine de félins "libres". Ces chats vivent en liberté mais ont été tatoués et stérilisés par une association, La Font del gat. Depuis 2012, une habitante les nourrit dans deux jardins situés près de sa maison. Problème : les félins produisent des nuisances. La mairie a lancé un ultimatum à cette habitante à la mi-avril.

Les chats doivent partir d'ici le 15 mai

"Gandalf, viens mon cœur !", appelle avec tendresse Josiane Froidevaux. Avec Gandalf, Queue cassée et Blanco, une dizaine de chats ont élu domicile au jardin du Comte et à l'espace Bo. Chaque jour, cette riveraine vient leur apporter à manger dans ces espaces publics situé à quelques mètres de sa maison. Ce n'est pas sans causer quelques problèmes à la municipalité : "Le jardin du Comte est loué par la commune notamment pour des mariages ou des banquets", explique le maire d'Ille-sur-Têt, William Burghoffer.

"C'est gênant quand des personnes viennent vous voir pour vous dire que le jardin était plein d'excréments. Les services techniques me font part aussi de ces désagréments."

Le maire a déjà envoyé un courrier à Josiane Froidevaux et l'a rencontrée à plusieurs reprises. Il lui a désormais lancé un ultimatum : les chats doivent partir d'ici le 15 mai. Si elle continue de les nourrir dans l'espace public ou de les laisser dans les deux jardins , il appellera la fourrière ou la Société protectrice des animaux (SPA). 

Josiane Froidevaux a donc organisé un rassemblement jeudi 26 avril pour protester. Elle a rencontré un des adjoints, sans succès. Elle essaie donc de les attirer sur le pas de sa porte pour les nourrir mais difficile de les faire venir. "J'ai beaucoup de mal avec ceux du jardin du Comte. Ceux de l'espace Bo commencent à se rapprocher un peu. Mais, de toute façon, ça ne sera sûrement pas avant le 15 mai." 

Une solution inefficace selon l'habitante concernée

Au-delà de la difficulté à attirer les chats jusque chez elle, Josiane Froidevaux estime que faire partir les chats des deux jardins ne sera pas efficace. "Il y en aura toujours qui viendront", assure-t-elle. "D'autres prendront la place parce que le territoire ne sera plus protégé. Un chat protège plus ou moins son territoire donc si ce n'est pas eux ce seront d'autres." Elle est convaincue que ces deux espaces sont suffisamment protégés pour attirer les chats en quête de tranquilité. Josiane Froidevaux a lancé mardi une pétition pour protester contre l'ultimatum de la mairie. Elle a réuni une trentaine de signature pour l'instant.