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Société

Dans les crèches de l'Hérault, la couche est pleine

jeudi 28 mars 2019 à 15:58 Par Salah Hamdaoui, France Bleu Hérault

Partout en France, des salariés de crèches étaient en grève ce jeudi. À Montpellier, entre 100 et 200 personnes se sont rassemblées à la mi-journée devant la préfecture pour protester contre une réforme des conditions d'accueil des enfants.

Si la réforme passe selon les grévistes, leur fonction se résumera à du gardiennage
Si la réforme passe selon les grévistes, leur fonction se résumera à du gardiennage © Radio France - Salah Hamdaoui

Montpellier, France

Les employés des crèches prennent les devants. Même si pour le moment, il n'existe aucun texte officiel, le collectif "Pas de bébé à la consigne", appuyé par la CGT, appelait à un rassemblement ce jeudi midi devant la préfecture de l'Hérault. Entre 100 et 200 personnes ont répondu à cet appel. À quelques exceptions près, que des femmes. Le collectif redoute principalement deux choses : une réduction du nombre de personnels encadrants et une augmentation du nombre d'enfants. Sans parler des qualifications professionnelles revues à la baisse. 

"Les parents quand ils mettent leur enfant à la crèche, c'est vraiment parce qu'ils n'ont pas le choix mais au bout du compte je pense qu'ils ont envie d'avoir un accueil de qualité, qu'on puisse aider l'enfant à évoluer à son rythme." - Nadège

Cette année, Sylvie s'occupe de cinq bébés dans une crèche municipale de Montpellier (c'est une auxiliaire de puériculture pour huit enfants qui marchent- NDLR). C'est le quota légal, mais pour elle, "c'est énorme ! Cinq bébés à faire manger à la suite, cinq bébés à changer et à endormir, ça prend un certain temps et déjà aujourd'hui on a un peu l'impression de faire du travail à la chaîne".

Nadège pour sa part travaille dans la plus grande crèche associative du département, les Marguerites, au Crès, qui accueille 80 enfants par jour et selon elle, si la réforme passe, sa fonction se résumera à une seule chose : "Juste de la surveillance, aucun projet éducatif. Tous les enfants vont être mis dans le même panier, ce sera du gardiennage et nous on n'a pas été formées pour ça."