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Société

De Condrieu à Vienne, vers une intercommunalité des deux rives du Rhône

jeudi 30 mars 2017 à 6:00 Par Jacky Page, France Bleu Isère

La fusion de la communauté de communes de la région de Condrieu avec ViennAgglo est en marche. Elle était à l’ordre du jour du conseil communautaire de ViennAgglo jeudi soir, et vendredi soir, Ampuis sera la dernière des 11 communes de la région de Condrieu à donner son feu vert.

ViennAgglo vers une fusion avec la communauté de communes de la région de Condrieu
ViennAgglo vers une fusion avec la communauté de communes de la région de Condrieu © Radio France - Jacky Page

Vienne, France

.« De quoi se mêle-t-il ? » Lorsque Gérard Banchet, maire d’Ampuis et président de la communauté de communes de la région de Condrieu avait appris en 2015, que le préfet de l’Isère préconisait une fusion avec ViennAgglo, son sang n’avait fait qu’un tour. La loi NOTRe fixant le seuil d’élargissement des intercommunalités à 15.000 habitants, Gérard Banchet ne se sentait pas concerné puisque la communauté de communes de Condrieu totalisait 17.500 âmes. Et puis la préfecture du Rhône a à son tour appuyé la fusion avec les voisins viennois, et Gérard Banchet a dénoncé une fusion forcée.

C’est d’ailleurs « contraint et forcé », dit-il, que le conseil municipal d’Ampuis doit ce jeudi soir se prononcer en faveur de la fusion. Parce que les 10 autres communes de l’intercommunalité de la région de Condrieu ont déjà donné leur accord. Mais à Ampuis, on se distinguera des autres en demandant le report de la fusion à 2019, alors qu’elle est prévue au 1er janvier 2018. «Quand on connaît dans le détail les modalités de mise en place, et les conséquences que cette fusion va avoir sur l’organisation de nos intercommunalités, neuf mois, c’est trop court », juge Gérard Banchet. A l’annonce du projet, il avait déclaré que la seule chose qui intéressait les élus viennois, c’était de mettre les appellations condrieu et côte rôtie sur leur carte de visite.

On ne se fait pas manger, on va créer ensemble une unité nouvelle Thérèse Corompt, maire de Condrieu

Thérèse Corompt, maire de Condrieu, est quant à elle une fervente adepte d’un élargissement de sa communauté de communes. Et elle aurait même vu une entité regroupant la région de Condrieu, le pays viennois, le pays roussillonnais et le Pilat rhodanien. Mais la fusion qui s’annonce est déjà pour elle une bonne chose, puisque pour de grosses compétences comme les transports en commun, « on ne peut plus faire seuls, on se regroupe ». Autre exemple, la compétence eau et assainissement : « les tuyaux c’est horriblement cher. Donc en partageant ces compétences, on partagera aussi les dépenses et on équilibrera nos territoires. » Et Thérèse Corompt conclut : « on ne se fait pas manger, on va créer ensemble une unité nouvelle ».

Une intercommunalité de 86.000 habitants pour trouver une place entre des métropoles

La mise en œuvre sera facilitée par les collaborations déjà existantes entre les deux rives du Rhône. « On traite déjà ensemble nos ordures ménagères, on assainit ensemble les eaux usées d’une grande partie de nos communes, nous sommes dans le même SCOT, nous travaillons ensemble au développement du tourisme », souligne le maire de Vienne et président de ViennAgglo, Thierry Kovacs, qui avait mis à l’ordre du jour du conseil communautaire ce mercredi soir, le projet de fusion.

Dans le Rhône et l’Isère, la nouvelle entité à laquelle il conviendra de donner un nom, totalisera 29 communes pour un total de plus de 86.000 habitants. Ce qui lui ouvrira la voie à de nouvelles compétences, dont celle de l’adduction d’eau prévue en 2020. Thierry Kovacs ajoute qu’ « il y a un mouvement national de réduction des intercommunalités, 40% en moins en trois ans, et dans le même temps, un phénomène de métropolisation, avec la métropole lyonnaise, celles de Saint-Etienne et de Valence. Il faut que nous puissions trouver notre place au milieu de cet ensemble, puisque nous n’avons pas vocation à rejoindre ces métropoles ».