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De la "jungle" de Calais à un hébergement temporaire près de Nancy

Par Nathalie Broutin et Laurent Watrin, France Bleu Sud Lorraine mercredi 27 janvier 2016 à 19:37

Les migrants sont hébergés au Château du Clos à Tantonville
Les migrants sont hébergés au Château du Clos à Tantonville - saisie d'écran Google Street

11 migrants venus de Calais sont arrivés dans la nuit de mardi à mercredi à Tantonville en Meurthe-et-Moselle, hébergés dans un centre de vacances. Un accueil humanitaire temporaire. La population reste divisée.

Ils sont 11 hommes âgés d'une trentaine d'années . ils sont soudanais, Syriens, Afghans, Irakiens, Pakistanais, ils ont quitté leurs pays d'origine pour fuir la guerre ou les persécutions. Depuis ces derniers mois, ils vivaient dans la "jungle" de Calais. Depuis la nuit de mardi à mercredi, ils sont accueillis au Château du Clos, un centre de vacances des œuvres sociales d'EDF à Tantonville, une commune de près de 600 habitants près de Nancy .

Un accueil d'urgence temporaire

"Cet hébergement d'urgence prendra fin le 31 mars, il s'agit d'une mise à l''abri" précise le préfet de Meurthe-et-Moselle, Philippe Mahé, qui a fait le déplacement ce mercredi dans la commune. Un accueil humanitaire provisoire , dans le cadre du dispositif national prévu pour les migrants de Calais. Selon le représentant de l'Etat," ces hommes auront un suivi social, un bilan de santé, et leurs demandes d'asile seront examinées par les services de la préfecture. "

Nous n'avons pas pu rencontrer ces hommes, la population de Tantonville ne les verra pas non plus , en tout cas pas tout de suite, pour nous dit-on " les protéger".

Le maire dit avoir eu des "garanties"

La population de Tantonville, a elle, exprimé des inquiétudes.  Selon l'élu Serge Petitdant, il a obtenu des garanties. "Dans un premier temps, la préfecture annonçait 34 migrants dans la commune, puis après discussion le maximum atteignait 15 et aujourd'hui ils sont 11", reconnaît le maire, qui confie encore que le sujet n'est pas facile à gérer .

L'accueil de ces migrants prendra fin dans la commune  au maximum le 31 mars prochain.

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