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Société

De nouvelles étiquettes sur les plats cuisinés

vendredi 31 mars 2017 à 4:00 - Mis à jour le vendredi 31 mars 2017 à 10:28 Par Viviane Le Guen, France Bleu

À partir de ce vendredi, les étiquettes des plats cuisinés à base de viande ou de lait devront obligatoirement mentionner l'origine de ces ingrédients. Une mesure inédite en Europe, réclamée depuis bientôt quatre ans par les associations de consommateurs.

En 2013, de la viande de cheval avait été découverte dans des lasagnes Findus
En 2013, de la viande de cheval avait été découverte dans des lasagnes Findus © Maxppp -

D'où vient la viande dans les plats cuisinés de raviolis ? À partir de ce 31 mars, le consommateur français sera mieux informé. L'origine des produits transformés devra obligatoirement être indiquée, s'ils contiennent au moins 8 % de viande et 50 % de lait. Ce nouveau mode d'étiquetage, unique en Europe, va être testé pendant deux ans, jusqu'au 31 décembre 2018.

Initialement prévue le 1er janvier, l'entrée en vigueur de cette mesure a été reportée de trois mois par le gouvernement fin décembre pour permettre aux industriels de s'adapter et d'écouler sur le marché les produits déjà étiquetés.

Une demande des associations de consommateurs

Réclamé par les associations de consommateurs depuis le scandale de la viande de cheval, il y a bientôt quatre ans, ce nouvel étiquetage est bien accueilli par les agriculteurs français en crise qui voient dans cette mesure un soutien à leurs exploitations et un encouragement à la promotion et l'achat de produits 100 % français.

Pour la viande, l'étiquetage devra préciser le pays de naissance, d'élevage et d'abattage des animaux. Pour le lait : le pays de collecte, de conditionnement et de transformation. Seuls les produits transformés avec 100 % de viande française ou 100% de lait français pourront porter l'étiquette "produit d'origine française".

"Les consommateurs veulent de la transparence"

Dans une étude publiée en février dernier, l'association Familles rurales révélait qu'en dépit des mesures prises auparavant par la France et l'Europe, plus d'un consommateur sur deux ne se sentait pas "mieux informé" sur l’origine des viandes.

À LIRE AUSSI ►► L'origine des viandes dans les produits transformés reste opaque

"L'industrie agroalimentaire va devoir se faire à l'idée que les consommateurs veulent la transparence", estime le président de l'UFC-Que choisir, Alain Bazot. Selon lui, le taux de 8 % pour la viande est "satisfaisant, car cela concerne la majorité des plats cuisinés, raviolis ou lasagnes, fabriqués en France, cela répond à une attente forte des consommateurs, qui ne veulent pas d'informations génériques du type : origine UE ".