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Société

De plus en plus de mères de famille seules frappent à la porte de la Croix-Rouge dans le Gard

jeudi 8 mars 2018 à 18:35 Par Jade Peychieras, France Bleu Gard Lozère

A l'occasion de la journée des droits des femmes, le préfet Didier Lauga a visité l'accueil de jour de la Croix-Rouge à Nîmes, où les familles monoparentales sont de plus en plus nombreuses, et en particulier les mères célibataires.

En 2017 l'accueil de jour de la Croix Rouge à Nîmes a reçu 55 familles, soit 17 de plus que l'année précédente.
En 2017 l'accueil de jour de la Croix Rouge à Nîmes a reçu 55 familles, soit 17 de plus que l'année précédente. © Radio France - Jade Peychieras

Nîmes, France

En 2017, l'accueil de jour de la Croix Rouge à Nîmes a reçu 55 familles, soit 17 de plus que l'année précédente. Souvent des familles monoparentales, autrement dit dans la majorité des cas : des femmes seules. "Je suis partie de chez moi à cause des violences conjugales, raconte Naoual, 20 ans et enceinte de huit mois. Je suis venue à la Croix-Rouge pour oublier ma situation. On y fait des activités, du sport, du dessin, des cours de français." La jeune fille est arrivée du Maroc avec son mari violent, il y a deux ans. 

C'est comme ma maison, mes parents, ma famille."

Ses nouvelles amies sont Françaises, Arméniennes, Albanaises, Marocaines... Elles se retrouvent dans ce petit local pour y faire un peu de peinture, un peu de cuisine, pour y chercher un peu de chaleur humaine, tout simplement. "Etre ensemble, c'est mieux", assure Herménita. Elle est Albanaise, maman de quatre enfants. C'est pour eux qu'elle est venue ici. "Ce n'est pas facile, mais j'espère que ce sera mieux pour eux", poursuit-elle. 

Nora, pour sa part, vient de l'autre côté de la Méditerranée. "J'ai grandi au Maroc, je me suis mariée au Maroc, puis j'ai eu des problèmes avec mon mari... Il buvait beaucoup d'alcool", se souvient-elle. Ici, elle a retrouvé un foyer : "C'est comme ma maison, mes parents, ma famille".  

Des parcours de vie difficiles  

Ces femmes ont souvent des parcours de vie difficiles. "Ce sont soit des femmes seules avec leurs enfants, qui ont été victimes de violences, soit des femmes venues de pays étrangers pour soigner leurs enfants handicapés ou malades, soit des familles dont les demandes d'asiles n'ont pas été reconnues, avec des tentatives de régulation en cours", détaille Sandra Rossi, directrice du pôle de lutte contre les exclusions du Gard pour la Croix-Rouge. "Ce sont des familles en logement précaire, voire sans logement. Elles dorment dans la rue, dans la voiture... ", confirme Samira Naji. Elle s'occupe de l'accueil de ces familles pendant la journée au local de Nîmes. "Le plus dur, c'est de fermer la porte le soir, et de savoir qu'il y a des familles qui ne savent pas où dormir". En 2017, 5 193 personnes ont passé le seuil de sa porte, dont 2.224 enfants.

Atelier peinture. - Radio France
Atelier peinture. © Radio France - Jade Peychieras