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De plus en plus de réservistes dans la gendarmerie de Gironde

Par Jules Brelaz, France Bleu Gironde mardi 9 août 2016 à 3:30

Major Michel et Florent, deux réservistes de la gendarmerie de Gironde à Libourne.
Major Michel et Florent, deux réservistes de la gendarmerie de Gironde à Libourne. © Radio France - Jules Brelaz

Depuis l'appel de François Hollande à former une garde nationale, les standards des compagnies de gendarmeries de Gironde sont saturés d'appels. Les candidats désireux de rejoindre la réserve opérationnelle sont de plus en plus nombreux et ils viennent de tous les horizons.

"On a des étudiants, des cadres, des entrepreneurs, des fonctionnaires, ils veulent aider, se rendre utiles et ne pas rester impuissants", explique le capitaine de réserve Alain Dehan au groupement de gendarmerie de la Gironde.

Depuis l'attentat à Nice le 14 juillet et l'appel lancé par François Hollande à rejoindre la garde nationale, 160 citoyens girondins se sont portés volontaires pour devenir réservistes à la gendarmerie. Les standards des compagnie de Gironde ont été saturés de 1200 appels de gendarmes à la retraite. La réserve opérationnelle compte désormais 500 volontaires.

"Servir les citoyens, les secourir, c'est vraiment ça qui m'a motivé pour intégrer la réserve de la gendarmerie"

Après un mois de formation à Saint-Astier en Dordogne, Florent, un étudiant de 24 ans à Science-Po Bordeaux, a effectué lundi son premier jour sur le terrain en tant que réserviste à Libourne. Un premier jour qu'il n'est pas prêt d'oublier.

Avec les réservistes de la gendarmerie de Gironde

Le major Michel, 60 ans, est lui aussi réserviste. Retraité depuis plus de cinq ans, ce gendarme n'est plus soumis à l'obligation de disponibilité. Mais depuis les attentats à Paris et Nice, il a souhaité reprendre du service. "C'est la foule qui a été visée, des enfants, des personnes de toutes confessions, ça m'a conforté dans mon désir de servir mon pays."

"Les attentats y sont pour beaucoup"

Le lieutenant de réserve Dany, commandant du détachement de surveillance et d'intervention des réservistes à Libourne (DSIR) salue "cet élan de volontariat et d'engagement de la part de nos jeunes concitoyens, et des moins jeunes puisque maintenant l'âge limite pour intégrer la réserve a été repoussé à 40 ans". Il rappelle toutefois que "ce n'est pas un job d'été, c'est un métier où on ne prend pas des décisions à la légère".

►►► Intégrer la réserve opérationnelle

Pour être réserviste, il faut avoir entre 17 et 40 ans, être apte physiquement et moralement et avoir un casier judiciaire vierge. Les candidats suivent une formation d'au moins quinze jours à Saint-Astier. Et ils perçoivent une solde pour chaque jour effectué en renfort auprès des unités déployées sur le terrain.

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