Société

De vrais faux accidents sur le campus dijonnais

Par Naïs Esteves, France Bleu Bourgogne jeudi 24 septembre 2015 à 19:02

Les pompiers s'activent autour de la victime.
Les pompiers s'activent autour de la victime. © Radio France - Naïs Esteves

Une journée de la sécurité routière s'est déroulée sur le campus de Dijon ce jeudi 24 septembre. Au programme notamment trois simulations d'accidents pour montrer l'importance de la ceinture de sécurité. Le public étudiant semble convaincu.

Deux voitures ont été placées sur l'esplanade Erasme du campus de Dijon pour la démonstration choc de cette journée de sensibilisation. Le choc est impressionnant. Pourtant, le cascadeur ne roule qu'à 50 km/h, la vitesse maximale autorisée en agglomération. Joe Pégourié s'installe au volant de la petite voiture orange, avec des gants et un casque pour la démonstration "mais bien entendu, précise ce professionnel, si un tel accident arrive à monsieur tout le monde, lui ne sera pas habillé comme ça mais au moins si il a la ceinture de sécurité, il sera protégé et n'aura que des blessures superficielles." Le passager est un mannequin articulé qui, lui, n'a pas attaché sa ceinture. Et c'est bien là message de la sécurité routière à destination des 25.000 étudiants dijonnais : "la ceinture est obligatoire", ne manque pas de rappeler des gendarmes présents sur l'événement. Mais comme la démonstration vaut plus que les discours, la voiture s'élance du bout de l'esplanade Erasme. 50km/h. Elle heurte la berline grise garée afin de simuler un refus de priorité. La tête du passager s'encastre dans le pare-brise.

"Quand on reprendra la voiture dans dix minutes, on ne conduira pas comme ça."

"La force de l'impact à 50km/h c'est ..." Une étudiante, qui conduit depuis moins d'un an, en perd ses mots. "Je ne pensais pas que c'était aussi fort." Alors, "ça fait réfléchir, reprend un jeune conducteur, peut-être que quand on reprendra la voiture dans dix minutes, on ne conduira pas comme ça." Peut-être moins vite mais toujours avec la ceinture, assurent les spectateurs.

Vingt minutes pour désincarcérer le passager

Juste après l'impact, la sirène des pompiers a retenti. Les secours ont pu faire la démonstration d'une désincarcération. Découper les portes, le toit, le coffre puis immobiliser la victime pour l'extraire et la sortir du véhicule. Après vingt minutes d'intervention, les pompiers ne sont pas très optimistes sur ses chances de survie. "Dans la réalité, la personne vient se briser les cervicales sur le pare-brise si elle n'a pas la ceinture", précise l'Adjudant-chef Yann Laine, pompier et speaker du jour.

Le cascadeur Joe Pégourié explique les risques d'un choc à 50 km/h. - Radio France
Le cascadeur Joe Pégourié explique les risques d'un choc à 50 km/h. © Radio France - Naïs Esteves

Après ce vrai faux accident, les étudiants ont aussi pu faire un parcours de mini-kart à pédales, un slalom entre des plots avec des lunettes spéciales simulant un état alcoolique, des tonneaux dans une voiture spéciale ou encore s'initier aux gestes de premiers secours avec la Croix Rouge.

La journée a été baptisée Christian Myon, du nom de l'ancien conseiller départemental décédé dans un accident de la route en 2007. Des prix ont été remis pour des initiative de sensibilisation à la sécurité routière.