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Société

Débris du vol MH370 : ce que l'on sait sur l'enquête

vendredi 7 août 2015 à 15:55 - Mis à jour le vendredi 7 août 2015 à 17:06 Par Nathalie Bagdassarian, France Bleu

Différents débris du Boeing de la Malaysia Airlines ont été retrouvés depuis une semaine sur l'île de la Réunion. Le plus important est un morceau d'aile. Pour la Malaisie, il appartient à coup sûr au vol MH370, pour la France peut-être et vraisemblablement non pour l'Australie. Une enquête aux déclarations totalement contradictoires qui sèment le trouble. Francebleu.fr tente d'y voir plus clair.

Des avions et bateaux vont tenter de localiser la carcasse de l'avion
Des avions et bateaux vont tenter de localiser la carcasse de l'avion © Maxppp

C'est certain, la France a repris, ce vendredi, les recherches au-dessus de l'océan indien, au large de La Réunion là où il y a quelques jours l'enquête sur la disparition mystérieuse du Boeing 777 de la Malaysia a rebondi. Aprés 16 mois sans résultats, des indices sont apparus apportant un début d'éclaircissement sur cette catstrophe mais ils se troublent vite, au vu des multiples déclarations des différents pays impliqués dans cette enquête.Francebleu.fr a décidé de reprendre le fil afin de faire le point.

Un morceau d'aile retrouvé mais contesté par certains pays

Rebondissement, donc la semaine dernière avec la découverte d'un débris d'aile d'environ 2m² sur une plage de La Réunion. Il a été immédiatement rapatrié vers la France (partie prenante dans l'enquête car trois des 239 personnes à bord étaient françaises) par caisson en avion vers l'aéroport de Toulouse. Le précieux colis a ensuite été acheminé dans la banlieue de la ville, à Balma, où se trouve le laboratoire de la Direction générale de l'armement. Des experts du BEA (Bureau d'enquêtes et d'analyses), de Boeing et des différents pays impliqués (Malaisie, Australie, Etats-Unis et Chine) participent aux analyses. Problème : ils se contredisent au grand jour, ne serait-ce que sur l'authentification de la pièce d'aile. "Une certitude" qu'elle provient bien du vol MH370 pour le gouvernement malaisien, "de fortes présomptions" pour les Français et " vraisemblablement pas" pour le vice-Premier ministre australien.

Et les autres débris ?

La Malaisie est la plus rapide en déclarations depuis le début de l'enquête, mais comme les informations qu'elles communiquent ne sont pas toujours confirmées par les autres pays. C'est le cas encore pour la découverte de nouveaux débris, comme des parties de hublots ou de coussins de siège d'avion. Révélations du gouvernement malaisien jeudi, non confirmées par la France qui assure "ne pas être au courant ". D'ailleurs, depuis l'annonce de ces découvertes, silence radio. Le Procureur de la République de La Réunion a de nouveau assuré, ce vendredi, ne pas avoir conanissance de ces débris.

Des recherches renforcées

Malgré tout, la France a décidé de déployer des moyens pour explorer une zone au large de l'ïle de la Réunion, au large de la plage où le morceau d'aile a été retrouvé. Une large surface à sillonner : 120 km sur 40 km selon le procureur de la République de La Réunion. Des bateaux et des avions de l'armée sont chargés, dés ce vendredi et durant une semaine, de passer au crible toute la zone dans l'espoir de recueillir encore des débris ou de découvrir la carcasse de l'avion. Mais dans cette partie de l'Océan indien, les fonds peuvent atteintre jusqu'à 8.000 mètres.