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Société DOSSIER : FC Nantes : saison 2017-2018

Décès d'Henri Michel : Nantes pleure une légende du football

mardi 24 avril 2018 à 13:00 Par Antoine Denéchère, Martial Cure et Jacques Vendroux, France Bleu Loire Océan et France Bleu

C'est l'une des grandes figures du football nantais et français: Henri Michel est mort à 70 ans, "des suites d'une longue maladie". A Nantes, où il a évolué entre 1966 et 1982 et collectionné les trophées, il reste une légende. "C'est le meilleur joueur de l'histoire du club", affirme Maxime Bossis.

Henri Michel (à droite) lors de la finale de la Coupe de France remportée par le FC Nantes, en 1979
Henri Michel (à droite) lors de la finale de la Coupe de France remportée par le FC Nantes, en 1979 © Maxppp -

Nantes, France

Lorsque Henri Michel quitte sa ville natale, Aix en Provence, pour Nantes, à l'été 1966, les Canaris viennent de remporter leur deuxième titre de champion de France de football. Le jeune milieu de terrain a alors 18 ans. Il quittera le FC Nantes seize ans plus tard, avec trois titres nationaux, et une Coupe de France, la première remportée par les Nantais en 1979 (face à Auxerre). Henri Michel aura également joué la demi-finale de Coupe d'Europe des Vainqueurs de Coupes en 1980, avec les Canaris, contre le club espagnol de Valence. Maxime Bossis, défenseur du FC Nantes qui a joué avec Henri Michel, se dit "très triste". "Le grand Max" raconte : "j'avais deux idoles dans le football français, Henri Michel et Marius Trésor. J'ai rejoint Henri, très jeune, au FC Nantes, et j'ai eu le privilège de le côtoyer pendant une dizaine d'années. Il avait toutes les qualités du jeu à la nantaise, une élégance rare, sans égale sue le terrain, des qualités techniques fabuleuses et vraiment il a été le meilleur joueur de l'histoire du club". Dans un communiqué, le FC Nantes écrit avoir appris la disparition d'Henri Michel "avec une immense tristesse". Pour le club, l'ex Canari est "une légende, LA légende. [...] Henri Michel a hissé les couleurs nantaises très haut

Pour Maxime Bossis, ex Canari, Henri Michel est "le meilleur joueur de l'histoire du club"

Affecté, Jean-Claude Suaudeau, qui a joué au FC Nantes avec Henri Michel dans les années 1960, avant de devenir entraîneur des Canaris, salue d'abord l'homme, "un copain qui part encore. Tous ceux qui approchaient Henri l'appréciaient" et ajoute "sur le terrain il était l'élégance personnifiée, il était trop beau. Il était, c'est bien ce qui est dommage..." Des sanglots dans la voix, Eric Pécout, qui a joué à Nantes de 1971 à 1981, dit avoir "reçu un gros coup sur la tête" en apprenant cette nouvelle. "Ça représente une grande partie de ma vie de footballeur. J'ai démarré très tôt et quel était le capitaine, le mec qui nous aidait, nous dirigeait, nous engueulait parfois et nous tirait vers le haut ? C'était le fameux Henri Michel. J'ai eu un papa, mais c'était peut-être un deuxième papa, c'était un meilleur copain. C'était l'exemple au-dessus de tout."

Marius Trésor évoque la mémoire d'Henri Michel, adversaire en club et coéquipier en Bleu

Durant cette longue période nantaise,  Henri Michel a également fait le bonheur de l'équipe de France et a porté le maillot bleu à cinquante-huit reprises de 1967 à 1980. L'un de ses coéquipiers en équipe de France, le défenseur Marius Trésor, salue "sa justesse technique" : "c'était extraordinaire de le regarder jouer !" estime Marius Trésor, qui estime "qu'au niveau international, Henri Michel n'a pas fait la carrière qu'il méritait." En 1982, Henri Michel quitte Nantes pour entraîner l'équipe de France olympique, avec laquelle il remporte le titre aux JO de Los Angeles en 1984, en battant le Brésil en finale. Juste après, il succède ensuite à Michel Hidalgo à le tête des Bleus et les conduit en demi-finale de la Coupe du Monde au Mexique. Il est débarqué en 1988 après un match nul contre Chypre.  

Après un passage bref au PSG, Henri Michel poursuit sa carrière d'entraîneur à l'étranger et plus particulièrement en Afrique : le Cameroun, le Maroc (avec lequel il reviendra à Nantes pour disputer la Coupe du Monde en 1998), mais aussi la Tunisie, la Côte d'Ivoire, la Guinée équatoriale et le Kenya en 2012. Malade depuis plusieurs mois, Henri Michel, qui avait eu 70 ans en octobre dernier, n'avait pas pu répondre à l'invitation du FC Nantes le week-end dernier. Le club fêtait ses légendes à l'occasion de son soixante-quinzième anniversaire. Il avait récemment été désigné comme "le meilleur joueur de tous les temps du FC Nantes" . Contacté par Jacques Vendroux, l'ancien Ballon d'Or Michel Platini affirme qu'Henri Michel, avec qui il a joué en Bleu avant qu'il ne devienne son sélectionneur, "va nous manquer" : "c'était un mec fidèle en amitié, comme en inimitié. On pouvait le suivre au bout du monde, c'était un mec extra, quelqu'un que j'adorais, chaleureux, gentil, sympa", témoigne l'ex  président de l'UEFA, de huit ans son cadet et qui se souvient avoir partagé la même chambre qu'Henri Michel lors de sa première sélection en équipe de France en 1976.