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Société

Déchets : « La ruralité n’est pas le déversoir des villes de Corse »

lundi 4 septembre 2017 à 14:52 - Mis à jour le lundi 4 septembre 2017 à 19:34 Par Patrick Rossi et Patrick Vinciguerra, France Bleu RCFM

A Tallone, sur la plaine orientale, riverains, agriculteurs et politiques se mobilisent contre le projet de réouverture du site d’enfouissement des déchets ménagers. Sur la commune, on ne veut plus des poubelles des autres.

Centre d'enfouissement de Tallone
Centre d'enfouissement de Tallone © Radio France - France Bleu

Corse, France

Tallone ne veut surtout pas devenir la poubelle de la Corse. Et ce message, riverains, agriculteurs et politiques le martèlent avec force. Et pour se faire entendre, ils ont décidé d’occuper les terres agricoles sur lesquelles est envisagée la réalisation du centre d’enfouissement de Tallone 3.

Par arrêté pris le 8 août dernier, le préfet de Haute-Corse a autorisé la société Staneco à exploiter une installation de stockage de déchets non dangereux. L’autorisation est en vigueur pour trois ans et limite l’enfouissement à 50.000 tonnes par an.

Cette solution est donc fortement contestée sur la côte Est de la Corse. Et ce même si 20.000 tonnes de déchets seraient en souffrance selon le SYVADEC. Et quand au sein du collectif de riverain de Tallone on évoque la notion de solidarité avec le reste de l’île, la réponse est sans équivoque : « solidaires, nous le sommes depuis 20 ans. Il est hors de question que la décharge se fasse sur les vignes existantes. Il s’agirait alors du seul endroit d’Europe où l’on arracherait des vignes pour y implanter des poubelles » a indiqué Jean François Renucci, porte-parole du collectif. « Nous interpellons la municipalité pour qu’elle dénonce le bail qui la lie à la société détentrice du projet (Bail datant de 2014, il visait à la création d’une unité de tri mécano-biologique, création rejetée par deux fois par le tribunal administratif) ».

Riverains et agriculteurs ne sont d’ailleurs pas seuls à mener bataille sur ce dossier malodorant. Le conseil municipal de Tallone et son maire, Christian Orsucci, taclent la collectivité territoriale de Corse, faisant valoir que les nouveaux dirigeants étaient avant contre ce projet et qu’ils sont désormais favorables à une réouverture. « On fait le grand écart » précisait encore Jean François Renucci. « Est-il normal aujourd’hui que Bastia, Ajaccio, Porto-Vecchio pour ne citer que ces communes, ne traitent pas leurs déchets. Chaque fois on va chercher à enfouir les déchets dans le rural. C’est un scandale. Il est hors de question que la ruralité devienne le déversoir des villes de Corse » a conclu Jean François Renucci.

Jean françois Renucci : « La ruralité n’est pas le déversoir des villes de Corse »

Jean Guy Talamoni : "Notre politique fonctionne"

Invité dans les studios de RCFM dans le cadre du Club de la presse, Jean Guy Talamoni, le président de l’assemblée de Corse a défendu le dossier porté par la majorité, un dossier rappelons-le, vivement critiqué en plaine orientale et plus précisément sur la commune de Tallone. Là-bas, les riverains ne veulent plus entendre parler de poubelles.

Jean Guy Talamoni, le président de l'assemblée de Corse