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Société

Décision le 28 octobre pour expulser ou non le collectif Rosmerta

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Par , France Bleu Vaucluse

La justice décidera le 28 octobre s'il faut expulser l'association Rosmerta du bâtiment rue Pasteur où sont hébergés des migrants. Le propriétaire (le diocèse) demande 2.000 euros et l'expulsion. Le collectif espère 36 mois de délai pour réfléchir à l'achat du bâtiment.

Le collectif Rosmerta s'était rassemblé devant le tribunal d'Avignon pour demander un délai avant l'expulsion
Le collectif Rosmerta s'était rassemblé devant le tribunal d'Avignon pour demander un délai avant l'expulsion © Radio France - Philippe Paupert

Avignon, France

L'association Rosmerta saura le 28 octobre si la justice décide ou non l'expulsion des migrants installés dans un bâtiment du diocèse rue Pasteur, en plein centre d'Avignon, depuis l'hiver dernier. L'audience en référé avait lieu lundi après-midi au tribunal d'Avignon au moment où le premier ministre Edouard Philippe expliquait que "le système d'asile français est saturé".  

L'association diocésaine refuse de pallier les déficiences de l'État

Une cinquantaine de défenseurs de Rosmerta étaient rassemblés devant le tribunal. La présidente du tribunal n'était pas là pour faire de la politique. Elle l'a dit d'emblée : c'est un dossier juridique classique. 

L'avocat du diocèse explique que la cour de cassation a placé le droit de la propriété au-dessus du droit au logement. Maître Lionel Fouquet a réclamé 2.000 euros de loyers et laissé à l'appréciation du tribunal le délai avant l'expulsion : "il y a un moment où il faut appuyer sur le bouton et prendre des décisions qui ne sont agréables pour personne. L'association diocésaine compatit à ce drame mais elle n'est pas là pour pallier les déficiences étatiques. S'il y a une défaillance des pouvoirs publics, il serait appréciable de mettre la lumière sur les responsables de cette non-prise en charge des migrants".

Rosmerta espère un délai de trois ans avant l'expulsion

L'association Rosmerta a demandé un délai de 36 mois avant l'expulsion pour lui permettre de finaliser l'achat du bâtiment via la fondation Abbé Pierre. D'autres bâtiments squattés ont bénéficié de ce report de 36 mois dans d'autres villes. 

Pour Chantal Raffanel, la porte parole de Rosmerta, "l'essentiel c'est le temps pour continuer à tricoter nos relations avec les institutions. Nous n'avons pas encore décidé collectivement quel sera l'avenir de Rosmerta et si on souhaite l'achat du bâtiment car cela veut dire durer et adopter un autre fonctionnement. Cela pose des questions pour les semaines à venir"

Une trentaine de mineurs isolés sont hébergés rue Pasteur, des familles de migrants africains avec des bébés également. Décision du tribunal le 28 octobre.

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