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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : de plus en plus de masques jetés par terre à Marseille

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Par , France Bleu Provence

Ce type de déchets se multiplie depuis la fin du confinement. Pour décourager les potentiels contrevenants, un député des Alpes-Maritimes propose de les verbaliser à hauteur de 300 euros.

Un député propose de verbaliser les contrevenants par une amende de 300 euros.
Un député propose de verbaliser les contrevenants par une amende de 300 euros. © Radio France - ©Quentin Perez de Tudela

Les masques… Les Provençaux en voient de plus en plus sur les visages. Mais aussi par terre, dans les rues, voire même, sur les plages. C’est le cas notamment à Marseille, depuis le début du déconfinement. Et d’ailleurs, il n’y a pas que des masques qui traînent à même le sol, sur le bitume ou sur le sable. Il y aussi des gants et parfois même des flacons de gel hydroalcoolique. 

De là à dire qu’il y en a partout, ce serait un peut tirer sur le bout de ficelle. Mais c’est un fait. Ces déchets se multiplient sur certains trottoirs ou autour de quelques arrêts de bus. "Bah oui, j’en vois des masques, raconte Camilla, une jeune marseillaise. Et franchement, ça m’inquiète. La personne qui l’a laissé là avait peut-être le coronavirus", ajoute-t-elle, dans un accent bien du Sud. 

Reportage à Marseille sur les masques.

Camilla le sait, il n’y a pas de risque d’être contaminé. "Pour ça, il faudrait aller le toucher… Et ça, ça pourrait arriver à des enfants qui échapperaient à la surveillance de leurs parents, s’inquiète Marie, la quarantaine, qui embraye : mais il n’y a pas que les enfants qui peuvent se mettre en danger. Des gens qui n’ont pas les moyens pourraient être tentés de les ramasser aussi…"

Mettre en place une grosse amende ? 

Pour Marie, verbaliser ceux qui jettent les masques par terre pourrait être une bonne solution pour "décourager", comme elle le dit, les potentiels contrevenants. À ce propos, un député maralpin a déposé une proposition de loi pour faire passer l’amende de 68 à 300 euros. Mais c’est une fausse bonne idée, d’après Aurélie. "Le vrai problème n’est pas là. Plus on fera des protections plastiques comme les gants, plus on aura des risques de les retrouver dans les rues. À Marseille, ce qu’il faudrait, c’est qu’il y ait plus de points d’eau pour pouvoir se laver les mains."

Des déchets qui terminent dans la mer

Point de vue hygiène, les masques et autres protections anti-coronavirus jetés par terre, on repassera. Et point de vue écologie, c’est bien là qu’on pourrait avoir une deuxième vague. En mer, notamment où atterrissent 80% des déchets produits sur terre. Une catastrophe pour les animaux marins, déplore Anne Settimelli.

"Les tortues, les dauphins, les oiseaux, les cachalots peuvent s’étouffer avec les déchets plastiques… Et avec les masques, ou les gants, c’est exactement la même chose", alerte celle qui fait partie d’Explore and Preserve. Une association de défense de l’environnement dans le bassin hyérois qui était, ce samedi, du côté de l’île du Levant pour une séance ramassage. 

Interview d'Anne Settimelli.

La France est tristement championne des déchets plastiques rejetés en Méditerranée. Pour lutter contre cette pollution, les pouvoirs publics ont interdit, depuis janvier 2020, les cotons tiges et la vaisselle en plastique à la vente.

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