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Dossier : Coronavirus Covid-19

Coronavirus : des camping-caristes normands toujours coincés au Maroc

Les deux vacanciers, au Maroc, n'ont pas trouvé un moyen de rentrer en France en mars, alors que le pays se confinait. Depuis deux mois, ils vivent donc la crise sanitaire dans leur camping-car à Agadir.

Pierrette aimerait pouvoir rentrer chez elle en Normandie
Pierrette aimerait pouvoir rentrer chez elle en Normandie - Gérard Delaporte

Alors que le déconfinement s’accélère en France, des normands sont toujours coincés au Maroc. C'est le cas de Pierrette et Gérard, 75 ans, originaires de Gournay-en-Bray, en Seine-Maritime. Les vacances de ces deux amis devaient se terminer le 20 mars mais elles se sont éternisées. Il y a deux mois, le pays s'est soudainement confiné, il est maintenant difficile de le quitter et ils ne savent plus quoi faire. 

Bloqués dans un camping

Pierrette et Gérard sont arrivés au Maroc début février. Les deux septuagénaires visitent d'abord le sud du pays avant de remonter vers Agadir et le camping International, où ils y stationnent leur véhicule de 15 mètres carrés. "C'était quelques jours avant le début du confinement le 16 mars. Cela fait maintenant plus de deux mois que nous sommes ici", précise Pierrette. 

Dès lors, difficile de quitter le pays. Les frontières entre le Maghreb et l'Europe sont fermées. "Je paie 300 euros de loyer par mois pour être inerte, ne rien voir autour de moi. Les magasins sont fermés et la circulation limitée." Quelques billets de ferry sont proposés à destination de la France ou de l’Espagne, mais ils seraient déjà réservés ou hors de prix selon la Gournaisienne. "Certains, dans le même cas que nous, ont des difficultés, le prix d'un retour monte parfois jusqu'à 800 euros et ils n'ont toujours pas de réponse, ils sont toujours là. Je ne veux pas payer pour rien.

Pierrette s'impatiente, d'autant plus qu'il lui manque un médicament. "Je suis cardiaque, j'ai un médicament que je ne trouve pas ici. Depuis le 27 avril je n'ai plus de médicament." Sa maison à Gournay vient également d'être inondée. "Dans ces moments-là, on a envie d'être là, de rentrer. Heureusement que mes voisins sont présents."

Un manque d'information 

Pierrette lance un appel aux autorités et regrette un manque d’information de leur part. "Nous nous sentons abandonnés. Est ce qu'il faut rester là encore pendant plusieurs mois ? On ne sait pas, on a aucune information, ni des autorités françaises, ni des autorités marocaines. Nous avons de la famille qui nous attend. On ne sait rien.

Seul repère pour les deux amis, le 10 juin. C’est à cette date que le Maroc entamerait son déconfinement progressif.  

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