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Déconfinement : deux bars lillois au bord de la Deûle sanctionnés par la préfecture

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Nord

Deux bars situés le long de la Deûle, en bordure de la Citadelle de Lille, ont été sanctionnés ce lundi par la préfecture du Nord. Ils se voient interdire la vente d'alcool. Il leur est reproché d'avoir provoqué des attroupements au cours du week-end. Une fermeture administrative pourrait suivre.

Le Corfou et la Guinguette de la marine ne peuvent plus vendre d'alcool. Un arrêté a été pris ce lundi par le préfet du Nord, pour éviter les regroupements aux abords de la Citadelle (photo d'illustration)
Le Corfou et la Guinguette de la marine ne peuvent plus vendre d'alcool. Un arrêté a été pris ce lundi par le préfet du Nord, pour éviter les regroupements aux abords de la Citadelle (photo d'illustration) © Maxppp - PHOTOPQR/LE COURRIER PICARD/Dominique Touchart

La vente d'alcool à emporter est désormais interdite à Lille, avenue Léon Jouhaux, le long de la Deûle, aux abords de la Citadelle. Le préfet du Nord a pris un arrêté ce lundi, car "des regroupements de personnes aux abords d’établissements ont été constatés".

Vers une fermeture administrative ?

Deux bars sont dans le viseur : le Corfou et la Guinguette de la marine. Depuis le 11 mai, date de la réouverture de la Citadelle, la préfecture a notamment constaté que les clients consommaient leurs boissons "sur les trottoirs situés à l'opposé des établissements", que les mesures-barrières n'étaient pas affichées, et que la file d'attente n'était pas organisée. Tout cela "ne garantit pas la distanciation sociale", conclut la préfecture, qui interdit donc la vente d'alcool, et en appelle à "la responsabilité de chacun pour la santé de tous, le déconfinement progressif ne signifie pas que le virus a disparu". La procédure pourrait ne pas s'arrêter là, et aboutir à une fermeture administrative temporaire. 

Tables et chaises sur le trottoir

Selon la mairie de Lille, qui a alerté le préfet au cours du week-end, de la bière a été vendue dans des gobelets, ce qui est interdit et incite à la consommation à proximité. Des tables et des chaises ont été installées sur l'espace public, alors que seule la vente à emporter est autorisée. Pour Jacques Richir, adjoint au maire chargé de la qualité du cadre de vie, il fallait réagir vite : "si dans cet attroupement, une ou deux personnes sont porteuses du Covid-19 -et en général quand on boit un verre, on ne porte pas de masque- on peut quasiment créer un mini-cluster". 

On ne veut pas que quelques irresponsables mettent en péril l'ouverture du parc de la Citadelle

Alors que les Hauts-de-France sont toujours en rouge sur la carte du déconfinement, la ville a obtenu une dérogation pour la réouverture du parc de la Citadelle le 11 mai. Une autorisation qui s'accompagne d'un certain nombre de règles, comme l'interdiction de s'installer pour pique-niquer, par exemple, ou pour boire un verre justement. La ville veut à tout prix éviter que le préfet revienne sur cette dérogation. "On ne veut pas que quelques exploitants et consommateurs irresponsables mettent en péril ce que tout le monde apprécie : la possibilité de profiter de la Citadelle et de 75 hectares pour se promener, en respectant les règles, que l'immense majorité des personnes respectent", estime Jacques Richir.

ECOUTEZ : Jacques Richir, adjoint au maire de Lille, chargé de la qualité du cadre de vie

Le patron du Corfou se défend

Le patron du bar le Corfou, Antonios Mokas, conteste avoir vendu des boissons en gobelets, et installé des tables, "seulement une table et une chaise pour moi". Il estime que c’est l’emplacement de son établissement qui incite les promeneurs à rester sur place : "c'est devenu un peu la plage de Lille ici ! Les gens s'installent et boivent leurs bières. Je leur dis d'aller un peu plus loin, mais c'est délicat".

Depuis qu'il a eu connaissance de l'arrêté de la préfecture, il affirme avoir matérialisé au sol les distances physiques nécessaires dans la file d'attente. Il n'est pas particulièrement inquiet de la menace de fermeture administrative qui pèse sur son établissement : "je ne pense pas qu'ils vont aller jusqu'au bout, ce ne sont pas des infractions très graves".

ECOUTEZ : Antonios Mokas, patron du bar le Corfou à Lille

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