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Déconfinement en Dordogne : le timide retour des touristes européens

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Par , France Bleu Périgord

Avec la réouverture des frontières internes à l'Union européenne, les touristes étrangers peuvent revenir en Dordogne. En Périgord noir, ils commencent à réapparaître sur les routes, dans les campings et les sites touristiques, mais leur retour est très progressif

Annie Marceau et leur chien Jiminy, venus de Belgique, en bord de Dordogne, au camping, à Vézac
Annie Marceau et leur chien Jiminy, venus de Belgique, en bord de Dordogne, au camping, à Vézac © Radio France - Antoine Balandra

France Bleu Périgord vous en parlait il y a quelques jours, le Périgord noir semble tirer son épingle du jeu pour l'été à venir en matière de tourisme.  L'office de tourisme de Sarlat Périgord Noir constate sur sa centrale de réservation de logements une hausse de 30% des réservations en juillet et août par rapport aux deux mois de l'année dernière.

Cela concerne en tout cas les gîtes et les maisons à louer. A priori, beaucoup de ces touristes post coronavirus sont des Français. Mais les frontières internes de l'Union Européenne ont rouvert il y a moins d'un mois. Alors les étrangers vont-ils eux aussi revenir en Dordogne ?

Sur les routes du Périgord noir, les plaques étrangères se font en tout cas encore plutôt discrets. Des Néerlandais, et des Belges surtout. Quelques Allemands et quelques Britanniques. Confirmation chez le primeur du marché du Bugue :

"On a des Hollandais, j'ai aussi servi des Belges, cela commence à arriver" dit-il. Même sentiment pour Cathy, qui tient la billetterie du fort troglodyte de La Roque Gageac : "On a eu quelques Hollandais, c'est génial et en plus quelques Britanniques, mais plutôt des Hollandais" dit-elle.

En fait, les quelques étrangers qui sont de retour, sont surtout des habitués. Comme Peter, un hollandais qui vient chaque année des environs d'Amsterdam pour camper au bord de la Dordogne à Vézac.

"Il n'y a pas beaucoup de risques, parce que je suis seul, et je ne rencontre pas tant de gens que ça. Je ne pense pas qu'il y ait beaucoup de risques ici, il y a plus de risques si je reste chez moi" dit-il en évoquant le coronavirus. 

Les touristes étrangers sont pour la plupart arrivés en camping car ou en voiture individuelle parfois de très loin... Comme Itka et Simon, venus du nord de la République Tchèque pour passer un mois en Dordogne : "Je vis dans la ville de Jicin, nous sommes là pour la deuxième fois, nous sommes passés par l'Auvergne pour venir... Et nous n'avons pas peur du tout du coronavirus" explique Itka, avant d'aller faire un tour en vélo sur les bords de Dordogne, à Beynac.

Le retour des étrangers en Dordogne se fait tout doucement
Le retour des étrangers en Dordogne se fait tout doucement © Radio France - Antoine Balandra

Mais sur les routes du Périgord noir il faut bien l'avouer, les campings cars ont bien souvent encore des plaques françaises. Ou des pays proches. Comme pour Annie et Marceau et leur chien Jiminy, qui ont parcouru 787 km entre Menin en Belgique et leur emplacement depuis 15 ans au camping de Vézac en Dordogne.

"C'est notre emplacement. Le 36. Le 36 c'est chez nous" sourit Marceau.

Alors avec des telles habitudes, pas question de changer quoi que soit, coronavirus ou pas. "A priori ils ont pris toutes les précautions qu'il faut et puis ici on a pas trop de contacts avec les gens on a beaucoup d'espace, on a plus de 4 mètres carrés" plaisante-t-il.

Effectivement depuis leur emplacement stratégique face à la Dordogne, les premiers voisins sont à une bonne dizaine de mètres. Et Annie et Marceau ne risquent pas non plus de croiser du monde ailleurs, ils ne vont sur aucun site. "On en fait pas, parce que y'a tellement longtemps que l'on est là que l'on a tout fait, alors on bouge pas" dit Marceau.

Le couple a quand même eu un peu peur c'est vrai d'être privé de ses vacances en Périgord : "on était contents de pouvoir venir ici, parce que pendant longtemps on ne pouvait pas passer, les frontières étaient fermées" sourit Annie. 

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