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Déconfinement : "Il est extrêmement difficile de prédire ce qui va se passer" selon Franck Chauvin

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire

Il est le président du Haut conseil de la santé publique et membre du conseil scientifique. Franck Chauvin, qui est aussi directeur de la prévention et de la santé de la population au CHU de Saint-Étienne était l'invité de France Bleu Saint-Étienne Loire pour évoquer le déconfinement.

Un patient hospitalisé en réanimation de l'hôpital de la Croix Rousse de Lyon,  en mai 2021 (photo d'illustration).
Un patient hospitalisé en réanimation de l'hôpital de la Croix Rousse de Lyon, en mai 2021 (photo d'illustration). © Maxppp - Frédéric Chambert.

Tous les voyants sont au vert. Si la pandémie de Covid-19 est toujours présente en France, la situation semble s'améliorer dans les hôpitaux. Ce mardi, il y a moins de 20 000 patients hospitalisés dans le pays et moins de 3 500 en réanimation. "Les indicateurs s'améliorent de façon extrêmement importante, et c'est très probablement c'est la fin de cette vague-là", estime sur notre antenne Franck Chauvin, directeur de la prévention et de la santé de la population au CHU de Saint-Étienne. Il est aussi président du Haut conseil de la santé publique et membre du conseil scientifique.

RÉÉCOUTER - Franck Chauvin, directeur de la prévention et de la santé de la population au CHU de Saint-Étienne et président du Haut Conseil de la Santé Publique.

Impossible de "fermer un pays indéfiniment"

"Il y a toujours des risques que ça reparte, personne n'en sait rien. Il est extrêmement difficile de prédire ce qui va se passer. Tous ceux qui ont essayé, en général, se sont trompés", poursuit le professeur Ligérien, alors que les terrasses, les lieux culturels ou encore les cinémas ont rouvert depuis le 19 mai. "Une chose est sûre, c'est qu'on voit que les chiffres diminuent. On voit que les Français ont respecté les dernières mesures de restriction. Et puis, on ne peut pas fermer quand même un pays indéfiniment. Il y a l'activité, certes économique, mais surtout l'activité culturelle et l'activité sociale qu'il faut ménager. Nous sommes des êtres humains et on a besoin des autres pour vivre. On a besoin de rencontrer les autres, on a besoin de parler avec les autres... Il faut le prendre en compte et je pense que le gouvernement l'a pris en compte."

Éduquer et vacciner

Franck Chauvin dit comprendre que cette première phase de déconfinement inquiète certains soignants, qui redoutent une quatrième vague. Mais selon le président du Haut conseil de la santé publique, il faut "balancer" l'ensemble. "On peut comprendre le point de vue des réanimateurs, mais les humains ne sont pas faits pour être enfermés chez eux sans voir personne. L'État ne peut pas prendre que des mesures autoritaires. Il faut éduquer et ne pas transmettre le virus. Ça repose essentiellement sur des individus."

Concernant la vaccination, Franck Chavin a défendu la stratégie du gouvernement qui a été de prioriser cette vaccination par tranche d'âge. "Il fallait de la place pour les plus fragiles, ceux qui ont le plus de risques de faire une forme grave", confie ce membre du conseil scientifique. "Et on a vu la chute spectaculaire de la mortalité dans les l'Ehpad, par exemple, et dans les tranches d'âge les plus élevées. Donc, organiser la vaccination était un impératif."

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