Retour
Provence-Alpes-Côte d'Azur Corse Auvergne-Rhône-Alpes Grand Est Bourgogne-Franche-Comté Occitanie Nouvelle-Aquitaine Centre-Val de Loire Île-de-France Hauts-de-France Normandie Pays de la Loire Bretagne
  • Toute la France
  • Auvergne-Rhône-Alpes
  • Bourgogne Franche-Comté
  • Bretagne
  • Centre-Val de Loire
  • Corse
  • Grand Est
  • Hauts-de-France
  • Île-de-France
  • Normandie
  • Nouvelle-Aquitaine
  • Occitanie
  • Pays de la Loire
  • Provence-Alpes-Côte d'Azur
Changer de région
Centre-Val de Loire
Changer de région
Corse
Changer de région
Hauts-de-France
Changer de région
Normandie
Retour

Déconfinement : la crainte de l'afflux de nouveaux patients dans les hôpitaux psychiatriques

- Mis à jour le -
Par , , France Bleu Occitanie

La crise du coronavirus a beaucoup joué sur la santé mais aussi sur le mental d'une bonne partie de la population. Les hôpitaux psychiatriques craignent de voir arriver de nouveaux patients alors que les moyens eux restent très limités. C'est le cas de l'hôpital Marchant à Toulouse.

L'hôpital Marchant à Toulouse.
L'hôpital Marchant à Toulouse. © Radio France - Clémence Fulleda

Le confinement a laissé des traces dans les esprits, le déconfinement qui s'en est suivi aussi. Les hôpitaux psychiatriques craignent justement les dégâts collatéraux laissés par cette crise du coronavirus. Pour l'instant bonne nouvelle, il n'y a pas vraiment eu d'afflux dans les centres de soin selon les associations de malades que nous avons contacté... 

Mais la crise économique risque de faire beaucoup plus de dégâts. Elle impacte déjà durement la région toulousaine et les pertes d'emploi risquent déjà de faire beaucoup de mal à la santé psychique de certains. 

C'est en tout cas la crainte de Loïc Brelier, aide-soignant à l'hôpital public Marchant depuis presque dix ans maintenant et syndiqué chez Sud. Pour lui, la monde de la psychiatrie n'a clairement pas les moyens de prendre en charge de nouveaux patients. "Le sous-effectif est tellement important" affirme t-il,  "au point qu'on donnait rendez-vous à certains patients trois mois après avoir leur appel". En précisant que tout cela, c'était avant la crise du coronavirus. 

Manque de moyens

Pour Loïc Brelier, l'hôpital Marchant manque cruellement de bras et de personnel pour être à l'écoute de tous ces patients en souffrance. Déjà l'année dernière en mai 2019,  une partie du personnel de l'hôpital psychiatrique avait planté des tentes devant l'entrée de l'établissement et fait grève pendant deux mois pour réclamer davantage de personnel. Un an plus tard, les sept nouveaux postes promis et réclamés par les syndicats ne sont toujours pas là. A l'hôpital Marchant, on se retrouve même avec 22 malades pour 20 lits dans chaque secteur. 

"Ça peut amener à des situations dramatiques."

10% des patients de l'hôpital, des SDF et des migrants notamment, ont disparu et les hospitalisations sous contrainte ont augmenté. "C'est comme si on avait une voiture à faire rouler mais qu'on ne roulait qu'avec trois roues" pour Loic Brelier. Selon les syndicats, les effectifs de l'hôpital Marchant ont déjà l'habitude de travailler en "mode dégradé". 

Mais la plus grosse crainte pour eux, ce serait une potentielle deuxième vague de Covid-19 qui risquerait de faire beaucoup de dégâts pour la santé mentale des plus fragiles. D'autant plus que les syndicats affirment qu'ils n'auront jamais les moyens d'isoler un patient atteint du Covid-19. 

Une deuxième vague

L'hôpital Marchant avait déjà eu une première vague de patients juste après le confinement avec "des pathologies plus graves" selon le docteur Radoine Haoui. "Tout cela était lié à des angoisses, des ruptures de suivi. On se retrouve maintenant avec des patients qui ont peur de mourir, d'autres qui pensent être à l'origine de l'épidémie de coronavirus. On voit bien que la maladie mentale est perméable à l'ambiance du temps." Le docteur Radoine Haoui était l'invité de France Bleu Occitanie ce lundi matin. 

Le docteur Radoine Haoui, psychiatre à l'hôpital Marchant, à Toulouse

Choix de la station

À venir dansDanssecondess