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Déconfinement : Le député manchois Stéphane Travert salue la "main tendue" aux élus locaux

Le Premier ministre Edouard Philippe a dévoilé ce mardi devant les députés les principaux axes de la sortie du confinement. Pour le député LREM de la Manche, l'ancien ministre Stéphane Travert, ce plan laisse une certaine liberté d'action aux élus locaux.

Le député LREM de la Manche, Stéphane Travert
Le député LREM de la Manche, Stéphane Travert © Radio France - Pierre Coquelin

Lors de son allocution mardi devant les députés, le Premier ministre Edouard Philippe a indiqué les pistes de sortie du confinement. Une sortie qui se veut progressive, en lien avec les élus locaux. Pour le député LREM de la Manche, Stéphane Travert, "les collectivités locales joueront pleinement leur rôle".

Globalement, comment réagissez-vous à l'allocution du Premier ministre ce mardi ? 

Le ton était grave parce que l'instant l'est aussi. Nous vivons une crise sanitaire sans précédent, qui a fait plus de 23.000 morts en France. J'ai trouvé que le Premier ministre a fait preuve de pédagogie, pour expliquer la stratégie du gouvernement, et d'humilité face au virus. Edouard Philippe a développé la stratégie, comment faire en sorte que la vie de la nation puisse reprendre progressivement et prudemment son cours, tout en contenant l'épidémie. Tout ça se fait autour d'un triptyque, de trois piliers : protéger, tester, isoler. Avec, dès le 11 mai, des masques disponibles pour l'ensemble des Français, et 500.000 tests réalisés par semaine. Avec aussi le couple maires/préfet, en laissant une certaine liberté d'action aux collectivités locales en fonction du degré de la crise : pour la Manche, on ne vit pas la même chose que l'Alsace par exemple. Le Premier ministre a aussi rappelé les gestes barrières. 

Vous parlez des relations avec les collectivités locales. Le gouvernement et le chef de l'Etat ont été chahutés ces derniers temps par les élus. Des élus qui demandaient à être plus impliqués dans la stratégie face au virus. Appel entendu ? 

Bien sûr, les collectivités joueront pleinement leur rôle. Le Président a beaucoup écouté les élus locaux pour définir la stratégie de déconfinement attendue par nos concitoyens. La main est tendue aux collectivités locales, parce que, dès lors que le déconfinement va être progressif en fonction de l'impact sur les territoires, il est normal que les choses se fassent en pleine harmonie entre les préfets et les maires ou présidents d'agglomérations. 

Harmonie pas si simple. On l'a vu avec la question des marchés, de l'accès aux plages...

Rien n'est simple, car la période ne l'est pas. Et aussi parce qu'il y a des attentes fortes. Notre priorité, c'est la lutte contre ce virus. Il faut continuer à se protéger. Il y a des décisions difficiles à prendre comme pour les marchés. Mais 40% d'entre eux ont été rouverts sur le territoire de la Manche : il y a eu beaucoup de dérogations, peut-être pas suffisamment. Je suis le premier à demander la réouverture des marchés. D'ailleurs, ils le seront dans le respect des conditions sanitaires optimales dès le 11 mai. Mais dans notre vie quotidienne, dans nos territoires, il va falloir trouver les bons axes pour travailler ensemble et en cohérence, trouver le meilleur rythme dans le déconfinement. Il va falloir aussi accompagner les entreprises, car certaines veulent reprendre leur activité. Leur survie économique en dépend. 

Que pourrait-il se passer si un arrêté préfectoral interdit l'accès aux plages, mais qu'un maire veuille rouvrir cet accès ? 

Il va falloir trouver des accords. La première des conditions, c'est la carte sanitaire. On ne doit pas permettre au virus de repartir après le 11 mai. Si le confinement se relâche, que les cas augmentent, on ne pourra pas déconfiner à partir du 11 mai. Il va falloir une grande discipline. Une phase nouvelle va s'ouvrir. C'est le travail commun des préfets et des élus pour trouver les meilleures solutions pour l'accès aux plages : si on a la capacité de le faire en respect des distances, des gestes barrières, etc. Mais il y a aussi un appel à la responsabilité collective. La situation, c'est que les plages restent fermées jusqu'au 1er juin. Après, en fonction de l'évolution, les choses seront examinées territoires par territoires, départements par départements, avec les préfets et les élus locaux (parlementaires, maires). 

Le Premier ministre a aussi confié que 50% du coût des masques commandés par les collectivités locales va être assuré par l'Etat. Est-ce que ça n'arrive pas un peu tard, alors que les régions, départements, communes ont déjà passé commande ? 

Les commandes sont faites, mais l'Etat a toujours la possibilité de redonner ces sommes aux collectivités sous une autre forme, à travers des aides spécifiques aux territoires. ça va se mettre en place. Mais c'est une décision importante pour permettre la sécurité de nos concitoyens. 

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