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Déconfinement : le soulagement des aidants familiaux du Territoire de Belfort

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Par , France Bleu Belfort-Montbéliard

Les aidants familiaux se sont retrouvés plus isolés pendant le confinement. Avec moins de soignants ou d'aides à domicile pour les seconder, ils ont dû assumer seuls la prise en charge de leurs proches malades ou handicapés, les privant de tout répit. Le déconfinement devrait les soulager un peu.

Livrés à eux-mêmes pendant le confinement, les aidants familiaux sont soulagés de pouvoir à nouveau compter sur les aides à domicile (photo d'illustration)
Livrés à eux-mêmes pendant le confinement, les aidants familiaux sont soulagés de pouvoir à nouveau compter sur les aides à domicile (photo d'illustration) © Maxppp - Julio Pelaee / Républicain Lorrain

Le confinement est derrière nous mais il a laissé des traces chez les aidants familiaux. Ils en ressortent très fatigués physiquement et surtout psychologiquement. Pendant ces deux mois d'isolement, ils ont été livrés à eux-mêmes pour s'occuper de leurs proches en situation de dépendance.  Les accueils de jour étaient réduits, voire fermés, et les services à domicile ont été également moins présents physiquement. Du coup, l'aidant s'est retrouvé tout seul, sans possibilité d'être épaulé, de bénéficier de repos pour évacuer la pression. A Belfort, la plate-forme de répit aux aidants, mise en place en 2019, est malgré tout restée au contact de ses quelque 130 membres au chevet de personnes atteintes de maladies neuro-évolutives comme Alzheimer, Parkinson ou après un AVC. 

"Un épuisement psychologique et physique" - Catherine Basse, responsable de la plate-forme belfortaine de répit aux aidants

Pendant le confinement, les aidants ont dû tout assumer explique Catherine Basse, responsable de la plate-forme belfortaine de répit aux aidants "Pour certains, ils se sont retrouvés à assumer la globalité du quotidien, de la toilette, les repas, le ménage sans oublier les exercices de stimulation du malade. Cette situation a crée un épuisement psychologique et physique pour certains d'entre eux". 

Le confinement, facteur aggravant pour les malades

Autre difficulté, pendant le confinement, l'état de santé des malades s'est souvent détérioré "Mon mari, atteint de la maladie d'Alzheimer, ne m'a pas touchée de tout le confinement. Il avait peur d'attraper le COVID. Il était plus angoissé qu'avant, et ça n'aide pas évidemment, ça angoisse tout le monde" témoigne Jeanne. 

Catherine Basse (à gauche sur l'écran) est responsable de la plate-forme belfortaine de répit des aidants dont Jeanne Loubet (à droite) fait partie
Catherine Basse (à gauche sur l'écran) est responsable de la plate-forme belfortaine de répit des aidants dont Jeanne Loubet (à droite) fait partie © Radio France - Hervé Blanchard

A 73 ans, cette parisienne d'origine, a vécu un confinement très éprouvant. Sans soutien direct, ça a été en quelque sorte la double peine "On est tout le temps sous tension, et comme l'état de santé de mon mari s'est dégradé sérieusement, c'était terrible à vivre. Pour vous dire, mon époux n'est jamais sous calmant, j'ai envisagé qu'il le soit pour que je puisse tenir le choc, parce que je l'avoue je n'en pouvais plus". 

Le confinement a fait apparaître des troubles du comportement chez certains malades, "qui souffraient de l'isolement, du manque de contact" précise Catherine Basse "Ils ont besoin de ce contact social avec les accueils de jour ou les aides à domicile, de cette stimulation, parce que l'on sait que moins elles sont stimulées, et plus la maladie s'installe et progresse. C'est la double peine, pour l'aidant familial et le malade".

"Rien pour moi, pas de soupape de décompression" - Jeanne, aidant familial

Conséquence de cette omniprésence de l'aidant familial au chevet de son proche,"on n'a plus du tout de temps pour soi. On ne pouvait plus bénéficier des temps de répit proposés par la plate-forme belfortaine pour nous soulager un peu" regrette Jeanne. "Je prenais des cours de gymnastique pendant ces pauses, ça me permettait d'évacuer la pression physique et mentale, et pendant le confinement, ça m'a vraiment manqué, c'est comme une soupape en moins". La Belfortaine déplore aussi le manque de reconnaissance du statut d'aidant familial "A mon âge encore, ce n'est pas trop grave, mais pour les jeunes, c'est dommage".

Avec le déconfinement, Jeanne va pouvoir à nouveau recevoir le soutien d'aides à domicile, souffler un peu, et profiter de ce répit pour prendre soin d'elle, reprendre ses séances de gymnastique. Et continuer la méditation "il faut bien trouver des ressources pour avoir la force de continuer, ça nous permet de rester jeunes " conclut dans un grand sourire, et des yeux bleus embués d'émotion, la septuagénaire.

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