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Déconfinement : les îles du Morbihan préfèrent rester isolées pour limiter les touristes

Le déconfinement se fait très progressivement sur les îles du Morbihan. Les plaisanciers sont interdits, des plages restent fermées, les rotations avec le continent sont limitées volontairement. À la veille du pont de l'Ascension, les maires et leurs habitants veulent éviter l'afflux des touristes.

Le village de l'ile de Houat dans le Morbihan
Le village de l'ile de Houat dans le Morbihan © Maxppp - Dieterich W

Sur les îles du Morbihan, on se protège en ce début de déconfinement et à la veille des ponts de l'Ascension et de la Pentecôte. Alors qu'elles attirent des milliers de touristes au printemps, les îles veulent éviter les concentrations de personnes surtout que les bars et les restaurants sont fermés. Par arrêté préfectoral, les activités nautiques et de plaisance ne sont autorisées qu'au départ et à l'arrivée de la même île (sauf pour l'ile de Groix). Les accès aux plages sont interdits sur les îles de Houat, Hoëdic, l'île aux Moines, l'île d'Arz et l'île de Groix. 

En revanche, ils sont autorisés sur les quatre communes de Belle-Ile. Et les rotations sont limitées avec le continent : trois par semaine pour les Îles de Houat et Hoëdic, quatre en semaine et trois le week-end à Belle-Ile avec 100 passagers maximum.

Maitriser le déconfinement

"On ne veut pas subir un afflux massif", affirme Annaïck Huchet maire de Bangor, l'une des quatre communes de Belle-Ile. "Faire venir des gens sur une île sans avoir la possibilité de se rendre dans des bars ou des restaurants ce n'est pas possible." L'élue se rappelle au début du confinement de l'arrivée de certains résidents secondaires venus notamment de la région parisienne. Une situation qui avait soulevé la colère de certains insulaires alors que la circulation du virus était forte. Annaïck Huchet ne veut pas que ça se renouvelle. 

"On veut protéger notre population avant tout", précise de son côté Frédéric le Gars maire du Palais toujours à Belle-Ile. "Ensuite on accueille nos résidents secondaires qui vivent dans un rayon de 100 kilomètres." La saison touristique ne commencera vraiment qu'en juillet mais les maires ne savent pas encore dans quelles conditions.

Des iles au ralenti

Dans les îles morbihannaises, il y a peu d'activité, presque comme au temps du confinement. "Le port est très calme", témoigne Johanna Blanchet, maitre du port de l'île d'Hoëdic qui ne compte qu'une centaine d'habitants. "Il n'y a que les bateaux insulaires qui peuvent quitter le port et revenir. Les pêcheurs professionnels continuent de travailler et les plaisanciers d'Hoëdic sortent aussi.

C'est le tourisme qui fait vivre notre ile et on a personne en ce moment - une commerçante

Sur Houat, l'île soeur jumelle de 250 habitants, Claudine le Berre, la commerçante, s'impatiente : "Personne ne vient dans ma supérette et dans mon magasin de vêtements, il n'y a personne. C'est le tourisme qui fait vivre notre ile et on a personne en ce moment."

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