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Dossier : Coronavirus Covid-19

Déconfinement : les taxis ont retrouvé seulement 40% de leur clientèle en Vaucluse

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Par , France Bleu Vaucluse

Les taxis demandent au gouvernement de prolonger une aide financière. Leur clientèle n'est pas revenue malgré le déconfinement : peur de la contamination, absence de touristes et cabinets médicaux pas complétement rouverts. Les taxis soulignent leur rôle social dans une commune.

Tiffany n'a retrouvé que 40% de la clientèle de son taxi à Saint Saturnin Les Avignon
Tiffany n'a retrouvé que 40% de la clientèle de son taxi à Saint Saturnin Les Avignon © Radio France - Philippe Paupert

Le déconfinement n'a pas eu d'effet sur l'activité des taxis. Huit syndicats de taxis demandent le maintien de l'aide gouvernementale de 1.500 euros accordée aux travailleurs indépendants "jusqu'au retour de l'activité touristique en France". Cette aide avait été accordée jusqu'à fin mai. 

En Vaucluse, les artisans-taxis estiment qu'ils ont retrouvé seulement 40% de leur clientèle. Mais ils s'inquiètent sérieusement pour leur chiffre d'affaires, car ils ne transportent plus de touristes et les personnes âgées redoutent désormais de prendre un taxi pour les déplacements à l'hôpital ou chez un médecin. 

Clients méfiants et touristes absents

À Saint Saturnin-les-Avignon, elle conduit avec le sourire derrière son masque. Mais Tiffany perd ce sourire quand elle regarde son chiffre d'affaires : "c'est la reprise, on ne peut pas dire le contraire, mais pas du tout comme avant. Les gens sont méfiants, inquiets. On transporte beaucoup de personnes âgées. Elles vivent avec la peur au ventre, quitte à ne pas aller se faire soigner et donc à ne pas se déplacer en taxi."

Elle a retrouvé 40% de sa clientèle seulement. Alors elle demande que l'aide du gouvernement soit prolongée : "ça ne suffit pas. Le chiffre d'affaires était tombé à zéro pendant le confinement". Il a fallu mettre deux employés au chômage technique et Tiffany Aparicio redoute l'été car "les touristes ne sont pas là, surtout les touristes étrangers qui font vivre les taxis dans les petites villes de Vaucluse."

Pas de reconnaissance du gouvernement pour le lien des taxis

Au volant de son taxi, Tiffany juge déplore le manque de reconnaissance du gouvernement pour les taxis : "on transportait des personnes pour des chimiothérapies ou des dialyses et on a pas été reconnu ! Les pharmaciens n'avaient pas le droit de nous vendre des masques. je trouve ça aberrant"

Avec le déconfinement, Tiffany reconnait que "les transports médicaux ont été décalés donc on a retrouvé un peu de notre beurre" Elle insiste sur l'importance d'un taxi dans le lien social d'une petite commune : "les patients qu'on transporte pour les dialyses, on leur propose de s'arrêter prendre le pain. C'est un lien qui se créé avec des gens que le taxi transporte souvent jusqu'au bout de leur vie. Nos clients ne sont pas des colis. C'est de humain. Et c'est l'humain qui doit primer dans de telles circonstances."

Tiffany "Les clients des taxis ne sont pas des colis. C'est de l'humain"

Enseigne de taxi
Enseigne de taxi © Radio France - Philippe Paupert
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