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Dégradations, insécurité : des habitants de Borny à Metz réclament "de la dignité" pour leur cadre de vie

- Mis à jour le -
Par , France Bleu Lorraine Nord, France Bleu

Les habitants de la résidence Christiane située 22, rue du Béarn dans le quartier de Borny à Metz réclament de bénéficier d'un cadre de vie sûr et digne. Le bâtiment se dégrade depuis plusieurs années, les incivilités se multiplient. Le maire de Metz les a rencontrés ce lundi soir.

La résidence Christiane 22, rue du Béarn à Metz
La résidence Christiane 22, rue du Béarn à Metz © Radio France - Natacha Kadur

Des habitants de la résidence Christiane située 22, rue du Béarn, dans le quartier de Borny à Metz se sont mobilisés pour interpeller les pouvoirs publics sur la dégradation de leur cadre de vie. Leur copropriété, placée sous administration judiciaire, se dégrade depuis plusieurs années et l'insécurité se développe au pied de leur immeuble. 

Jean, 70 ans, attend que sa cave inondée soit réparée depuis septembre dernier
Jean, 70 ans, attend que sa cave inondée soit réparée depuis septembre dernier © Radio France - Natacha Kadur

"Rat-s le bol" 

Les habitants ont accroché des banderoles sur leurs fenêtres pour interpeller les médias et les passants : "Poubelle", "Nouvelle déchetterie" , "Que fait la mairie ?", peut-on y lire. 

"Les oubliés de la République", comme ils se présentent, ont décidé de se mobiliser pour alerter les pouvoirs publics sur leurs conditions de vie. Jean, 70 ans, réside dans cet immeuble depuis 42 ans et n'en peut plus de croiser des rats dans les parties communes. Sa cave est inondée depuis septembre dernier et " ce n'est toujours pas réparé ". Descendu au pied de l'immeuble en signe de protestation, il échange avec d'autres habitants au sujet des pannes d'ascenseur récurrentes dans l'immeuble. 

Les habitants ont contacté les services de la ville, Metz Métropole et le secrétariat de la Préfecture
Les habitants ont contacté les services de la ville, Metz Métropole et le secrétariat de la Préfecture © Radio France - Natacha Kadur

Les syndicats de copropriété se succèdent depuis plusieurs années dans cette résidence, placée sous administration judiciaire depuis septembre. Selon Naïma Hasani, fille d'un couple de propriétaire : "80% des impayés sont concentrés sur six propriétaires, sur 130 en tout, c'est minime. Les habitants paient leurs charges, 400 euros par mois en moyenne, et ils n'en voient pas les effets" , explique-t-elle.

Je vis dans une déchetterie ! - Une habitante 

A l'arrière du bâtiment, le sol est jonché de détritus : "Toutes les odeurs remontent chez moi, témoigne une habitante du 2ème étage, on paie pour que ce soit enlevé, et ce n'est pas fait. Je vis dans une déchetterie!", s'exclame-t-elle. 

L'arrière de la résidence Christiane au 22, rue du Béarn à Metz
L'arrière de la résidence Christiane au 22, rue du Béarn à Metz © Radio France - Natacha Kadur

Insécurité dans et devant l'immeuble 

Les habitants sont surtout confrontés à des actes d'incivilités qui se multiplient dans les espaces publics qui entourent la résidence, et qui s'invitent jusque dans leurs cages d'escalier. Sarah est jeune maman et ne s'est jamais sentie autant en insécurité : "Je veux accéder à une cave qui m'appartient, là où j'ai un box avec mes propres affaires et je descends avec la peur de me dire "Qui est-ce que je vais rencontrer en face de moi ?". Au parc c'est pareil, on n'ose plus ramener nos enfants là-bas. Ils sont mis de coté pour que certains adultes puissent y faire des barbecues. On ne sait pas quel objet dangereux on peut trouver par terre...", souffle-t-elle.

Les barbecues sauvages se multiplient au pied de l'immeuble, laissant de nombreux détritus sur place
Les barbecues sauvages se multiplient au pied de l'immeuble, laissant de nombreux détritus sur place - Habitant

Pour Naïma, la détresse et le désarroi des habitants nécessite une réaction urgente : "On a des personnes qui viennent de l'extérieur et qui cassent tout, des attroupements dans nos entrées, des personnes âgées qui n'osent plus sortir de chez elle", explique-t-elle. 

Nous sommes des citoyens comme les autres, nous travaillons, nous payons des impôts, donc nous souhaitons un peu de dignité. - Naïma, fille d'une couple d'habitants

Elle a déjà écrit à différents services de la ville, de Metz Métropole et jusqu'au secrétariat de la Préfecture : "On a envoyé des photos, des mails. Nous sommes des citoyens comme les autres, nous travaillons, nous payons des impôts, donc nous souhaitons un peu de dignité."

Le maire de Metz François Grosdidier a rencontré ces habitants ce lundi soir. Voici sa réponse :

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Les aires de jeux pour enfants, au pied de l'immeuble, ne sont plus considérés comme des lieux sûrs pour les habitants
Les aires de jeux pour enfants, au pied de l'immeuble, ne sont plus considérés comme des lieux sûrs pour les habitants © Radio France - Natacha Kadur

Selon elle, différents plans de rénovation urbaine n'ont fait que déplacer des problèmes existants dans un nouveau quartier, le leur : "C'est à vous, pouvoirs publics, de faire votre travail, pas à nous. Nous, on subit, on est les victimes", dénonce-t-elle. 

Contacté, le service d'administration judiciaire de la copropriété n'a pas été en mesure d'apporter une réponse. Au 22, rue du Béarn, les habitants se sentent plus confinés que jamais. 

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