Société

Déjà 119 migrants de Calais transférés en Vendée depuis un an et aucun problème

Par Marion Fersing, France Bleu Loire Océan jeudi 27 octobre 2016 à 5:14

Après la Loire-Atlantique comme sur cette photo, c'est en Vendée que 90 migrants de Calais ont été transférés ce mardi
Après la Loire-Atlantique comme sur cette photo, c'est en Vendée que 90 migrants de Calais ont été transférés ce mardi © Maxppp -

Depuis un an, 119 migrants de Calais ont déjà été accueillis en Vendée, sans compter les 90 qui viennent d'arriver. La moitié est déjà repartie, l'autre a fait une demande d'asile.

90 migrants évacués de la "jungle" de Calais sont arrivés ce mardi soir en Vendée. Ils sont été répartis dans les centres d'accueil et d'orientation de La-Roche-sur-Yon, des Sables-d'Olonne, de La Guérinière, de Luçon, de Saint-Hilaire-de-Loulay près de Montaigu et de Fontenay-le-Comte.

119 migrants accueillis en Vendée depuis un an et aucun incident selon la préfecture

Avant eux, et depuis un an, 119 autres migrants de Calais ont été transférés en Vendée. Près de la moitié a déjà quitté le département : quatorze migrants relevaient de la procédure de Dublin, c'est-à-dire qu'ils ont été reconduits vers d'autres pays de l'Union Européenne, dans lesquels ils avaient déjà déposé une demande d'asile. Six autres ont été reconduits à la frontière et trente-et-un de ces migrants sont partis d'eux-mêmes. Ils ont quitté leur centre d'accueil et, depuis, on ne les a plus revus en Vendée.

Les autres migrants, une bonne soixantaine, ont déposé une demande d'asile. Ils attendent toujours la réponse. Ils sont une trentaine à patienter en Vendée, encadrés par des associations, tandis que les autres ont été transférés vers le grand centre d'accueil installé à Angers.

En publiant ces chiffres, le préfet de Vendée veut montrer que les dossiers sont bien traités au cas par cas, que l'Etat fait la différence entre les migrants économiques et les vrais demandeurs d'asile. Le préfet souligne aussi qu'en un an, aucun incident n'a été enregistré dans le département.

Ce serait leur rendre service que de leur proposer des emplois, même des petits jobs

"Effectivement, leur présence n'a posé aucun problème", confirme le maire de Fontenay-le-Comte, Jean-Michel Lalère. La ville a déjà vu passer une trentaine de migrants, en deux vagues. "Un groupe d'une quinzaine passe inaperçu à Fontenay-le-Comte, parce qu'ils restent autour de leur foyer, ça se passe très très bien. Ils restent au maximum 7 mois chez nous avant d'être orientés vers le centre d'accueil pour les demandeurs d'asile d'Angers, où leur dossier est examiné". Ce que regrette le maire de Fontenay, c'est qu'en attendant, ces migrants ne puissent rien faire : "on a énormément de petits travaux à faire à Fontenay-le-Comte, et je pense que ce serait leur rendre service, aussi, que de leur proposer des emplois, parce que je les vois, ils sont assis, le long d'un mur, près du foyer où ils sont hébergés et ils ne savent pas quoi faire. Et ça, pendant des jours et des jours".

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