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Société

Délinquance en Côte-d'Or : "l'Etat attend un mort pour réagir"

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Par , France Bleu Bourgogne

Interrogé ce lundi matin sur l'antenne de France Bleu Bourgogne, Stéphane Ragonneau, le secrétaire régional du syndicat Alliance Police Nationale demande moins de discours, et plus d'action de la part des pouvoirs publics.

- Stéphane Ragonneau

Des commissariats en sous-effectif

Chenôve, Dijon, Brazey-en-Plaine... depuis le début de l'été, les actes de délinquance se multiplient en Côte-d'Or, avec un sentiment prégnant d'impuissance chez les élus. Les policiers, eux, font ce qu'ils peuvent. En tout cas c'est ce que pense Stéphane Ragonneau, le secrétaire régional du syndicat Alliance Police Nationale. Interrogé sur les coups de feu entendus ce dimanche matin dans le quartier Blanqui à Dijon, il refuse tout commentaire, mais il précise : "ce n'est pas prêt de s'arrêter : on envoie les forces de police ailleurs, on attend que ça se passe tranquille, et ça reviendra."

Des équipes en sous-effectifs, fatiguées, surmenées. Voilà ce que décrit l'élu syndical. "Les effectifs sont surexposés. on a besoin de policiers sur le terrain, et on n'en a passez. Actuellement, une bonne partie de nos policiers sont mobilisés sur le G7, on a été contraints ces six derniers mois avec les gilets jaunes d'être suremployés, et aujourd'hui en période estivale, nos collègues sont fatigués, et pas assez  nombreux sur le terrain."

Manque de services publics au sens large

Manque de policiers, et manque de services publics en général. "Les maires ne demandent pas forcément plus de policiers, ils demandent des services publics. On a délaissé depuis des années les services publics dans ces quartiers, que ce soit la Poste, les aidants pour nos anciens, on a tout perdu. Effectivement, il reste qui aujourd'hui ? Les policiers." 

Au final, on en revient toujours à la même cible : l'Etat. Arrêtons les paroles, passons aux actes, c'est le message de Stéphane Ragonneau adressé au chef de l'Etat. "C'est du ressort du politique. Ce qu'on veut, c'est de l'action. Quand notre président, quand notre ministre de l'intérieur nous soutiennent, on attend des choses. Or derrière, on n'a rien, on n'a que des discours. Or les citoyens ont besoin d'action, de voir sur le terrain que ça bouge." 

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