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Société

Demandeurs d'asile à Metz : le médecin et élu Raphaël Pitti veut rendre ses insignes d'officier de la légion d'honneur

vendredi 8 décembre 2017 à 19:17 Par Cédric Lang-Roth , France Bleu Lorraine Nord et France Bleu

Trois semaines après le démantèlement du camp de Blida à Metz, Raphaël Pitti veut pointer la faillite de l'Etat dans l'accueil des demandeurs d'asile à Metz. Le médecin humanitaire et adjoint au maire de Metz rend les insignes d'officier de la légion d'honneur qu'il vient de recevoir.

Raphael Pitti, médecin et élu messin, multiplie les voyages vers la Syrie en guerre.
Raphael Pitti, médecin et élu messin, multiplie les voyages vers la Syrie en guerre. © Radio France - PHOTOPQR/L'EST REPUBLICAIN/MAXPPP

Metz, France

50 personnes, dont des enfants, à la rue, par 0°C. C'est ce qui s'est produit le week-end dernier, à Metz. Et c'est la goutte d'eau qui a fait déborder le vase pour Raphaël Pitti. Le médecin humanitaire et adjoint au maire de Metz vient de recevoir les insignes d'officier de la légion d'honneur. Et il va les rendre.

Le "scandale" de Blida

"Ces insignes m'ont été donnés pour mon action humanitaire, explique le médecin, général des armées après avoir servi pendant 28 ans. _Je suis assez choqué : mon action s'est toujours portée vers l'étranger, mais d_ès lors que je viens dans mon pays et que je vois que dans la rue des gens ne sont pas hébergés, cela ne peut que m'interpeller. Cette action humanitaire, dès lors que je ne peux pas la mener à Metz, dès lors que le gouvernement ne fait pas ce qu'il doit faire, je lui rends cette décoration."

Le médecin fait là référence à la situation du week-end passé, mais aussi au camp de l'avenue de Blida, démantelé le 15 novembre dernier. Près de 800 demandeurs d'asile s'y entassaient alors.

"Les conditions de vie de ces personnes à Blida étaient scandaleuses. Elles ont été parquées sur un parking, il a fallu se battre pour leur obtenir de l'eau, des sanitaires. Il y avait de la violence à l'intérieur."

Un droit d'asile à clarifier

"Ce camp était organisé par l'état, précise le médecin, qui en même temps se désengageait de l'aspect prise en charge de ces populations. Ce sont finalement les associations qui s'en sont chargées et elles se sont retrouvées totalement débordées."

Mais ce que Raphaël Pitti veut pointer du doigt avec cette action symbolique, c'est l'absence de politique claire de l'état à ce sujet. Car le droit est clair : "nous avons l'obligation d'accueillir ceux qui demandent l'asile et de vérifier cette demande." Sauf que l'adjoint au maire de Metz dénonce une impasse. "Il nous faut impérativement clarifier la situation : qui a le droit de demander l'asile ? Et ceux qui ont été déboutés doivent être reconduits, bien évidemment."

Raphaël Pitti, médecin humanitaire, invité de France Bleu Lorraine.