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Société

Démantèlement du camp de Blida à Metz : "Il faut mieux gérer les demandes d'asile au niveau international"

jeudi 16 novembre 2017 à 8:49 Par Noémie Bonnin, France Bleu Lorraine Nord

Environ 800 migrants ont été évacués du camp de Blida ce mercredi. Pour le secrétaire général de la préfecture, il faut travailler au niveau international pour éviter un nouveau campement de Blida en 2018.

Environ 800 migrants ont été évacués du camp de Blida à Metz ce mercredi 15 novembre.
Environ 800 migrants ont été évacués du camp de Blida à Metz ce mercredi 15 novembre. © Maxppp - Anthony PICORE

Metz, France

La préfecture de Moselle assure que tous les migrants du camp de Blida ont passé leur première nuit au chaud, depuis le démantèlement du camp, ce mercredi. Ils sont logés de manière temporaire partout sur le territoire français, dans des centres d'accueil pour demandeurs d'asile situés dans une quarantaine de villes différentes (dans les régions Auvergne Rhône-Alpes, Bourgogne, Franche-Comté, Bretagne, Grand Est, Normandie, Hauts-de-France, Nouvelle-Aquitaine, Occitanie, PACA, et Pays de la Loire), en fonction des places disponibles. En Moselle, le dispositif est déjà saturé, des anciens bâtiments de l'Etat désaffectés ont donc été transformés en centres d'accueil, en plus de quelques hôtels mobilisés pour la période hivernale.

Deux familles emmenées en centre de rétention pour être expulsées

Le secrétaire général de la préfecture, Alain Carton, confirme que deux familles se trouvaient en situation irrégulière sur le territoire français, tout comme plusieurs hommes isolés.

Le secrétaire général de la préfecture de Moselle était l'invité de France Bleu Lorraine.

Comment éviter un nouveau bidonville en 2018 ?

Le camp de Blida se reforme tous les ans quasiment, depuis 2013. Pour Alain Carton, le problème est international : "La France, comme d'autres pays de l'Union européenne, fait face à une crise migratoire importante depuis plusieurs années. Il y a plusieurs façons de prendre ces problèmes. Soit on ferme les yeux et on fait comme s'ils n'existaient pas, soit on essaie de les affronter, et de les régler de la façon sociale, en interne, mais à la fois de manière internationale".

Il faut maintenir les liens politiques avec l'Albanie notamment, en amont

Le secrétaire général de la préfecture précise aussi les particularités en Moselle : "Les personnes arrivant sur le territoire mosellan viennent pour les trois quarts de pays dits "sûrs", c'est à dire des pays où ils ne souffrent pas véritablement d'exactions. Leur demande d'asile est donc refusée, dans 96% des cas. Ce sont des gens qui viennent des Balkans (Kosovo, Serbie, Albanie). A ce propos, le gouvernement français a établi des relations avec l'Albanie, il faut maintenir ces liens politiques. Il faut également instruire dans les délais les plus brefs les demandes d'asile venant de ces pays, pour éviter à ces personnes de vivre dans l'incertitude pendant des mois et d'occuper les dispositifs de demandes d'asile."