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Démontage d'un chapiteau quartier Figuerolles à Montpellier : c'était la fête de trop pour les riverains

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Par , France Bleu Hérault

La mairie de Montpellier a fait démonter sous surveillance policière le chapiteau qui a servi pour une fête clandestine quartier Figuerolles le week-end dernier. Alors que les habitants de la Cité Gély dénonce ce dispositif, les riverains se disent excédés par les fêtes clandestines.

La fête clandestine de samedi s'est déroulée dans le square Figuerolles au pied de la Cité Gély, sans que la police n'intervienne.
La fête clandestine de samedi s'est déroulée dans le square Figuerolles au pied de la Cité Gély, sans que la police n'intervienne. © Radio France - Marie Ciavatti

La polémique enfle après cette opération menée mardi 22 décembre, au pied de la Cité Gély à Montpellier, square Figuerolles, sur les lieux d'une fête clandestine organisée samedi soir. Une quarantaine de policiers nationaux et municipaux ont été mobilisés avec l'appui de CRS. Intervention impressionnante pour démonter... un chapiteau. Ce même barnum qui a servi pour les festivités du week-end.

Bon nombre de riverains se disent excédés par ces rassemblements qui bravent le couvre-feu et les règles sanitaires. Quant aux habitants de la Cité ils dénoncent un déploiement excessif des forces de l'ordre. Au milieu la mairie temporise, condamne l'inconscience des fêtards, tout en reconnaissant une intervention tardive. 

"Ça fait douze mariages qu'on fait."

Au pied des immeubles de la Cité Gély, on ne se cache pas d'avoir participé à la fête. "Franchement ils sont venus à quarante policiers pour un chapiteau. Ils n'avaient que ça à faire ? Ça fait douze mariages qu'on fait. Et il y a encore un demain ! L'État, qu'est-ce qu'il voudrait ? Que les gens restent chez eux ? C'est carrément l'incarcération".

Au lendemain de l'opération, le ton est volontiers provocateur. Quelques jours plus tôt, la fête "sauvage" a rassemblé plus de 150 personnes selon la mairie. Commencée dans l'après-midi, elle s'est prolongée jusqu'à 2h du matin malgré les appels à la police de riverains mécontents. 

Un quartier scindé en deux, entre participants et spectateurs. Reportage

"On peut être sûr que si ça se passait dans un autre quartier ça ne serait pas accepté."

Une pétition circule contre ces rassemblements. "Ce n'est plus tenable ! s'énerve Catherine, retraitée qui habite à deux pas du square. "Surtout qu'on est en période de crise sanitaire, ce qui nous impose d'être sérieux. Eux, ils font ce qu'ils veulent. Ce sont leurs règles." "Eux", pour désigner la communauté gitane de la Cité Gély. 

Plus jeune Elsa, voisine elle aussi, est moins dérangée par le bruit que par le principe. "C'est mon compagnon qui me disait que lui s'était pris une prune parce qu'il roulait à 58 au lieu de 50. Il a payé 90 euros d'amende. Et là, eux, ils font la teuf sans aucune restriction. On peut être sûr que si ça se passait dans un autre quartier ça ne serait pas accepté. Là, il y a une tolérance..."

Quatre jours avant d'intervenir

Pourquoi la mairie n'est-elle pas intervenue ? "Dès vendredi soir un équipage de police municipale s'est rendu sur place. Il y a eu tentative de discussion mais le climat était très tendu, explique l'adjoint en charge de la sécurité Sébastien Cote. "Il a fallu attendre le lundi pour qu'on porte plainte (NDLR : pour occupation illégale du domaine public) et mardi pour qu'on dispose des effectifs de police nationale." Au final, l'intervention n'a duré qu'une heure, dans un calme relatif. Les policiers ont tout de même essuyé des jets de projectiles

Le ras le bol des riverains.

"La venue de 60 policiers, ça aurait pu déraper."

Un déploiement dénoncé par une des figures de la Cité Gély, Fernand Maraval alias Yaka. Officiellement, il ne cautionne pas ce rassemblement "irresponsable". "Mais que voulez-vous que je fasse ? On a guetthoïsé cette communauté. La répression ce n'est pas la solution. Qu'ils viennent nous voir et qu'on engage le dialogue. La venue de 60 policiers ça aurait pu déraper. Dernièrement, il y a eu des incidents avec la police. C'est ce qu'ils veulent encore ? On n'est pas écoutés". 

"La venue de 60 policiers, ça aurait pu déraper". Fernand Maraval

"Ce ne sont pas ceux qui enfreignent la loi qui font la règle."

La mairie adopte de son côté un message de fermeté. "Il n'est plus l'heure de la médiation. À partir du moment où on est en infraction, et qu'on le fait consciemment, on doit en assumer les conséquences. La position du maire, que je représente, est tout à fait claire : ce ne sont pas ceux qui enfreignent la loi qui font la règle". Il aura tout de même fallu mobiliser près de 50 policiers pour le simple démontage d'un chapiteau, et ce quatre jours après la fête.

"Il appartient au pouvoir public de faire respecter cet arrêté préfectoral". Sébastien Cote, adjoint à la sécurité

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