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Société

Denier de l'Église, plainte des Petites Soeurs de Marie, procès Preynat ... l'évêque de Laval fait le point

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Par , France Bleu Mayenne

Visé par une plainte dans l'affaire des Petites Sœurs de Marie à Saint-Aignan-sur-Roë, l'évêque de Laval a accepté d'évoquer le sujet pour la première fois au micro de France Bleu Mayenne. L'occasion aussi pour lui d'évoquer le procès Preynat qui a cité un ancien évêque de Laval lors d'une audience.

L'évêque de Laval Thierry Scherrer
L'évêque de Laval Thierry Scherrer © Radio France - Martin Cotta

- Évoquons d'abord la collecte du Denier de l'Église. Le diocèse lance sa campagne d'appel au don. À quoi vous sert l'argent récolté ? 

Il sert à faire vivre l'église diocésaine et son fonctionnement pastoral. Comme nous ne recevons pas de subvention de l'État depuis la loi de 1905, ni de la part du Saint-Siège, et bien chaque année les Chrétiens de tous les diocèses sont invités à participer à ce qu'on appelle le Denier de Saint-Pierre. C'est une contribution absolument décisive.

- Est-ce que ces dons augmentent ? Ils baissent ? Ou se stabilisent-ils ? 

En Mayenne le Denier est à peu près stable [En 2019, il s'évaluait à 1.225.931€, ndlr], malgré la baisse du nombre de donateurs [644 en moins de 2018 à 2019. 456 donateurs sont notamment décédés, ndlr]. Heureusement le don moyen des donateurs augmente. En revanche il y a une disparité entre chaque paroisse de la Mayenne. Chaque curé sait que s'il ne fait pas une communication de terrain, avec l'aide de bénévoles, ça marchera difficilement. 

- Monseigneur Thierry Scherrer, vous êtes visé par une plainte d'une ou des Petites Soeurs de Marie à Saint-Aignan-sur-Roë. 29 d'entre elles ont été relevées de leur voeux par le Vatican l'année dernière. Il y a eu un très gros bras de fer avec une Mère-Supérieure. Et le Vatican leur a ensuite reproché "une forme d'intégrisme". Vous avez été entendu par les gendarmes ? 

Je tiens à la confidentialité absolue sur les questions qui me concernent. Ce que je peux dire, c'est que depuis deux ans, je suis dessaisi par le Saint-Siège de la gouvernance de cette congrégation, qui était jusqu'alors une congrégation de droit diocésain. C'est à dire que l'évêque était le supérieur immédiat. Aujourd’hui il n'y a qu'une seule personne qui peut évoquer ce dossier douloureux : la commissaire pontificale, Sœur Geneviève Medevielle et qui est la supérieure générale de l'institut. Ce dernier continue de fonctionner avec les Sœurs qui ont fait le choix de rester fidèles à Rome. 

- Au moment de l'éviction de certaines Petites Sœurs de Marie à Saint-Aignan-sur-Roë, l'Église leur a garanti une aide financière pour assurer la transition vers la vie civile. C'est bien le cas aujourd'hui ? L'Église a mis la main à la poche ? 

Alors ce sont les Sœurs qui ont fait le choix elle-même de renoncer à leurs vœux et de quitter l'institut alors que le Saint-Siège leur avait tendu la main à plusieurs reprises. Pour ce qui est de leur avenir, c'est la commissaire pontificale qui est en mesure de répondre.

- Un autre sujet douloureux : le récent procès de l'ancien prêtre Bernard Preynat. Huit ans de prison ferme ont été requis pour des abus sexuels présumés sur des scoots dans les années 90. Lors de son procès, l'ancien prêtre a expliqué qu'au début des années 2000, un certain Cardinal Billé était au courant de certains de ses agissements, des faits qui n'étaient pas encore prescrits à l'époque. À Laval, la maison diocésaine porte le nom de ce cardinal. Faut-il la débaptiser tout simplement ? 

Écoutez, le nom de la maison diocésaine a été donné bien avant que ces affaires ne fassent un peu la une des médias. S'il est avéré, parce qu'il s'agit encore de le prouver, qu'il y aurait eu de la part de Monseigneur Billé à l'époque, une forme de complicité, ce serait évidemment fort regrettable. Et je peux vous dire que Monseigneur Billé a été cheville ouvrière pour essayer de faire la clarté sur ses affaires douloureuses. Mais s'il y a eu de la part des manquements, et bien je le regrette profondément. Mais ce n'est pas ça qui fera changer le nom de la maison diocésaine, ça ne rime à rien. Nous sommes éclairés sur les nouvelles modalités de lutte contre ce fléau [la pédophilie, ndlr]. La question de l'omerta et des tabous est quand même bien levée je pense. Depuis 2000, vingt ans se sont écoulées. L'Église a fait des progrès énorme, ce n'est pas encore terminé. J'espère que nous progresserons encore dans ce sens. 

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