Société

Départementales 2015 en Ile-de-France : participation en hausse à 17h00

Par Martine Bréson, France Bleu Paris Région jeudi 26 février 2015 à 12:10 Mis à jour le jeudi 12 mars 2015 à 15:00

Les élections départementales 2015 sur France Bleu
Les élections départementales 2015 sur France Bleu © Eric Turpin - Radio France

Ce dimanche a lieu le premier tour des élections départementales. En dehors de Paris, les électeurs des 7 départements de l'Ile-de France sont appelés aux urnes dans 155 cantons. A 17h00, la participation était en hausse.

Sept départements franciliens votent ce dimanche pour les élections départementales, des élections qui remplacent les cantonales.

A 17h00 la participation, selon le ministère de l'intérieur, était en hausse au niveau national par rapport aux cantonales de 2011. En Ile-de-France, la participation était la suivante.

77 Seine-et-Marne 40,24% (36,23% en 2011)

78 Yvelines 35,36 % (30,83 en 2011)

91 Essonne 35,93 %

92 Hauts-de-Seine 34,82 %

93 Seine-Saint-Denis 28,40 % (26,88 en 2011)

94 Val-de-Marne 37,69 % (25,11% en 2011)

95 Val d'Oise 37,11 % (28,68% en 2011)

 

Le conseil général s’appellera désormais conseil départemental et les conseillers généraux deviennent des conseillers départementaux. Ils seront 310 en Ile-de-France.

Ce qui change pour ce scrutin

La carte électorale a été revue. Les cantons, qui sont des divisions du département, sont moins nombreux. La parité a été imposée.

Avec les cantonales, la moitié du conseil général était remplacé tous les trois ans. C’est fini. Les élections départementales auront lieu tous les 6 ans . Le nombre de cantons a été réduit mais pas le nombre de conseillers.

Les candidats doivent se présenter en binôme , un homme, une femme, accompagné de deux suppléants, là aussi un binôme paritaire . Interdiction de voter pour un seul candidat. Les électeurs de chaque canton du département doivent élire un binôme donc deux conseillers.

Ce scrutin est binominal majoritaire à deux tours

Pour être élu au premier tour, le 22 mars 2015, le binôme doit obtenir au moins la majorité absolue des suffrages exprimés (plus de 50%) et un nombre de suffrages égal à au moins 25% des électeurs inscrits.

Si aucun binôme n’est élu au premier tour un second tour est organisé le 29 mars 2015. Les deux binômes arrivés en tête peuvent se maintenir. Peuvent aussi se maintenir les binômes qui ont obtenu un nombre de suffrages au moins égal à 12,5% des électeurs inscrits. Le binôme qui obtient le plus grand nombre de voix est élu.

Une fois élu les deux membres du binôme exercent leur mandat indépendamment l’un de l’autre.

Pas de changement pour les compétences

Les conseillers départementaux règlent la vie quotidienne des habitants des départements. Les élus départementaux sont toujours chargés du social : protection de l’enfance, famille, personnes âgées, personnes handicapées, aides sociales. Ils s’occupent aussi entre autre des collèges, de la voierie, des aménagements, de la gestion des déchets, des musées départementaux, des bibliothèques, des archives, de l’enseignement artistique.

Le nombre de cantons en Ile-de-France

Il y a 155 cantons en Ile-de-France (2.054 en France) et il faut élire 310 conseillers départementaux dans notre région (4.108 en France).

En Seine-et-Marne, on est passé de 43 cantons à 23 cantons. Dans les Yvelines on est passé de 39 à 21 cantons. Dans l’Essonne on est passé de 42 à 21 cantons. Dans les Hauts-de-Seine de 45 à 23 cantons. En Seine-Saint-Denis on est passé de 40 à 21 cantons. Dans le Val-de-Marne on est passé de 49 à 25 cantons et dans le Val-d’Oise on est passé de 39 à 21 cantons.

Les élections départementales ont lieu les 22 et 29 mars 2015. - Maxppp
Les élections départementales ont lieu les 22 et 29 mars 2015. © Maxppp

 

                      Les enjeux dans les départements

 

Les enjeux dans le Val-de-Marne

Dans le Val-de-Marne, bastion communiste depuis près de 40 ans, les socialistes viennent de taper du poing sur la table. Ils veulent reconsidérer les accords historiques qui lient la gauche dans le département. Le PS n’apprécie pas du tout, entre autre, qu’une dissidente socialiste soit soutenue par les communistes à L’Haÿ- les-Roses. A droite, pour la première fois, l’UMP et le Centre partent unis dans les 25 cantons. Le résultat risque donc être très serré et cela devrait se jouer à un ou deux cantons près.

Les enjeux en Seine-et-Marne

Gérée par la gauche depuis 2004, l'assemblée départementale pourrait revenir dans le giron de l'UMP. La majorité ne tient qu'à trois sièges sur 46. Reste à savoir quel sera le score du Front National car il peut changer la donne. Aux dernières élections européennes le FN avait franchi la barre des 30% dans 8 des 23 cantons et c’est dans les cantons ruraux, les plus éloignés de Paris, que le FN espère faire ses meilleurs scores pour ces départementales.  Avec le nouveau mode de scrutin, le redécoupage et la présence inédite du FN dans tous les cantons, l’élection départementale en Seine-et-Marne peut réserver des surprises.

Les enjeux dans le Val-d’Oise

Le Val-d’Oise a basculé à droite en 2011 et l’UMP espère bien s’imposer dans au moins 15 des 21 cantons du département. Pour ces départementales, la gauche va non seulement devoir affronter la majorité mais elle devra aussi compter avec la montée en puissance du Front National en particulier à l’Est dans les cantons les plus populaires. Le PS espère avoir 22 élus sur 42. Pas simple quand on sait que les socialistes doivent faire face à une candidature dissidente et qu’aucun accord départemental n’a été trouvé avec Europe Ecologie les Verts, le Front de Gauche et le PRG.  

Les enjeux dans les Yvelines

Dans les Yvelines, la droite est majoritaire et elle espère faire le "Grand Chelem" mais elle pourrait bien être bousculée par le Front National. Le FN est le principal obstacle aux ambitions de la droite dans le département car il pourrait se maintenir dans plusieurs cantons au deuxième tour. A gauche, le PS va tout faire pour garder ses conseillers sortants mais dans certains cantons comme à Saint-Cyr l’école ou à Conflans-Sainte-Honorine où les municipales ont été perdues, il risque de souffrir.  

Les enjeux dans les Hauts-de-Seine

Depuis sa création en 1967, ce département est à droite. Il a eu comme président notamment Charles Pasqua et Nicolas Sarkozy. Les Hauts-de-Seine devraient rester à droite mais on peut se demander combien des 16 conseillers de gauche (sur 45) vont sauver leur siège. Aux dernières municipales, le PS n'a conservé que Clichy et encore de justesse. Les communistes semblent plus solides avec Nanterre et Gennevilliers. Mise en examen et dissidence de certains élus pourraient avoir un impact sur ces élections dans ce département.

Les enjeux dans l'Essonne

Ce département cher au Premier ministre Manuel Valls pourrait bien basculer à droite. L'UMP et l'UDI ont décidé de s'allier. "Debout le France" est présent dans 6 cantons. Le Front National a des candidats partout et il ne compte pas faire de la figuration. De son côté, la gauche ne part pas unie même si le PS a réussi à s'unir avec les écologistes. Les communistes ont décidé de faire cavalier seul malgré le risque de voir la gauche éliminée dès le premier tour.

Les enjeux en Seine-Saint-Denis

Ce département est à gauche depuis sa création en 1968. Sa bascule à droite serait historique et pourtant la situation n'est pas jugée confortable par les socialistes. Le PS souffre du contexte national et de la crise du chômage qui persiste. Depuis les élections municipales de 2014, la droite dirige une ville de plus que la gauche dans le département et des bastions comme Bobigny et Saint-Ouen sont tombés. Le manque d'unité à gauche pourrait lui coûter cher surtout face à l'union UMP/UDI qui a pu se faire presque partout. Quand au Front national il a des candidats dans tous les cantons.