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Dossier : Coronavirus Covid-19

Dépistage à Saint-Étienne : "Il faut aller vers les gens avec des tests simples pour que ça fonctionne"

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Par , France Bleu Saint-Étienne Loire, France Bleu

Une nouvelle campagne de dépistage du Covid-19 est organisée à partir de ce lundi à Saint-Étienne. Mais cette fois, les tests seront salivaires. Les organisateurs de la campagne espèrent que cela suffira à convaincre ceux qui ne s'étaient pas fait tester lors du précédent dépistage mi-janvier.

Manipulation d'un test antigénique (photo d'illustration).
Manipulation d'un test antigénique (photo d'illustration). © Radio France - Sophie Glotin

Oubliez le coton tige dans le nez ! Une nouvelle campagne de dépistage du coronavirus démarre ce lundi à Saint-Étienne et va durer jusqu'au dimanche 28 février. Avec une nouveauté : le test salivaire. Il a été mis au point par Biospeedia, une entreprise stéphanoise, et devrait être beaucoup moins désagréable qu'un prélèvement dans le nez. La mairie de Saint-Étienne, la préfecture, l'Agence régionale de santé et le CHU espèrent que cette simplification du test réussira à convaincre ceux qui hésitent encore.

Cibler les actifs et les jeunes

"_On s'est rendu compte durant la première campagne qu'on avait quand même un panel important de gens de plus de 60 an_s", explique Julie Gagnaire, responsable de l'unité de gestion du risque infectieux à l'hôpital de Saint-Étienne. A peine plus de 10 000 personnes s'étaient fait tester lors du dépistage organisé entre le 13 et le 19 janvier. "Près de la moitié des personnes dépistées étaient plutôt fragiles et âgées alors qu'on sait que le virus circule plus activement chez les jeunes et chez les actifs, puisqu'ils ont plus de contacts, même s'ils respectent les gestes barrières. Les personnes âgées se protègent plus, ce qui explique qu'on n'ait pas détecté suffisamment de cas positifs, parce qu'on n'a pas su cibler les bonnes populations."

Selon Julie Gagnaire, il faut "faire du délocalisé et aller vers les gens avec des tests plus simples pour que cette campagne puisse fonctionner." Pour cette seconde campagne, des dépistages sur les campus, dans les collèges et dans les Ehpads seront organisés. Un "bus test" va aussi sillonner la ville toute la semaine.

Des tests plus faciles d'utilisation

Autre objectif de cette campagne, évaluer l'efficacité du test salivaire de Biospeedia, commandé à environ 30 000 exemplaires. "Cela n'a encore jamais été fait en France", confie Julie Gagnaire. "On va comparer le résultat de ce test salivaire antigénique avec un test RT-PCR afin de déterminer les performances du test utilisé pendant cette campagne.

"L'idée, c'est qu'à terme, il soit possible de mettre au point des tests salivaires faciles d'utilisation, pour les déployer au plus près des populations et pourquoi pas à domicile", détaille la responsable de l'unité de gestion du risque infectieux au CHU de Saint-Étienne. "Cela permettrait d'endiguer la propagation du virus en permettant aux gens de se tester autant de fois qu'ils le souhaitent, pour reprendre un peu d'autonomie et de liberté concernant le dépistage."

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