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Dossier : Coronavirus

Dépistage du coronavirus : le déconfinement, dépendant des tests sérologiques ?

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Par , France Bleu

Des milliers de tests de dépistage du Covid-19, dont des tests "de sérologie", seront disponibles "dans les prochaines semaines" a promis samedi le ministre de la Santé. Très attendus, ces tests permettront d'identifier les personnes immunisées. Une donnée capitale.

Test de dépistage dit PCR effectué  au centre Miromesnil à Paris, le 27 mars 2020.
Test de dépistage dit PCR effectué au centre Miromesnil à Paris, le 27 mars 2020. © Maxppp - Alexis Sciard/ IP3 PRESS

La France va monter en régime pour réaliser les tests détectant le coronavirus, avec "50.000 tests" classiques par jour d'ici fin avril, auxquels s'ajouteront "plus de 100.000" tests rapides par jour "au mois de juin", a promis samedi le ministre de la Santé Olivier Véran. Des tests dits "de sérologie" pourraient également être disponibles "dans les prochaines semaines". A quoi servent-ils et pourquoi pourraient-ils jouer un rôle clé dans le déconfinement ? France Bleu fait le point.

PCR, "rapides", sérologiques : quelles différences ?

Les tests de dépistage classiques réalisés actuellement, dits PCR, sont basés sur la détection du code génétique du nouveau coronavirus. Ils permettent de dire qu'un malade est infecté au moment où on les réalise. Un prélèvement est effectué dans le nez à l'aide d'une petite brosse, un écouvillon, et le résultat est disponible en quelques heures. De nouveaux tests du même type, plus rapides, permettant "d'avoir un résultat rendu en quelques minutes, 10, 15, 20 parfois 30 minutes ", sont en cours d'élaboration voire "sont désormais opérationnels pour certains d'entre eux" a indiqué Olivier Véran. Cependant, avant de les déployer, le gouvernement veut s'assurer de leur efficacité a-t-il souligné, faisant référence à "l'exemple malheureux de nos voisins espagnols qui, ayant passé commande pour plusieurs centaines de milliers de tests rapides chinois, ont eu la déconvenue de se rendre compte que ces tests étaient totalement inefficaces".

Un autre type de tests, dits "sérologiques", devraient être disponibles prochainement selon les autorités sanitaires. Réalisés grâce à une simple prise de sang, ils visent à détecter les anticorps pour déterminer après coup si un individu a été en contact avec le virus, et non pas s'il est malade à l'instant T.

Le déconfinement, conditionné par les tests sérologiques ?

"Nous espérons que la recherche nous permettra d'être prêts pour fournir ce type d'examen fondamental pour les Français à l'heure où nous préparerons le déconfinement de la France", a indiqué Olivier Véran. Grâce aux tests sérologiques, il sera en effet possible d'identifier massivement les personnes qui ont eu, ou non, le virus et sont a priori immunisées contre le Covid-19. Une donnée fondamentale pour éviter une recrudescence du nombre de malades lors du retour à la normale.

Les tests sérologiques présentent un autre avantage selon Sylvie ban der Werf, responsable du centre national de référence des virus respiratoires de l'Institut Pasteur. "A plus long terme", ils permettront de savoir, "parmi les personnes qui ont été en contact" avec le virus, "quelle proportion a pu être infectée sans développer de symptômes", ce qui donnera "des données plus précises sur la capacité de transmission de ce virus" a-t-elle expliqué à l'AFP.

Quand seront-ils disponibles ? Plusieurs sociétés ont commencé à en développer à l'image du Finlandais Mobidiag. En collaboration avec son partenaire chinois Autobio Diagnostics, l'entreprise a créé un test sanguin qui détecte les anticorps IgM (produits en début d'infection) et IgG (produits plus tardivement), le tout en 15 minutes, assure-t-elle. Le test a reçu le marquage CE. La société chinoise Innovita affirme, elle, avoir mis au point un test qui détecte en 15 minutes les anticorps IgG/IgM. 

En France, Marc Eloit, responsable du laboratoire Découverte de Pathogènes de l'Institut Pasteur, a confirmé le 25 mars à BFMTV qu'un prototype de test pourrait être proposé "dans les prochaines semaines" à "quelques centaines, quelques milliers de personnes". "Une fois les tests de fiabilité effectués nous commanderons ou ferons fabriquer le nombre de tests nécessaires" a déclaré Frédérique Vidal, la ministre de l'Enseignement supérieur et de la recherche ce lundi sur franceinfo. Une étape d'évaluation cruciale selon Frédéric Tangy, chef du laboratoire Virus et Immunité de l'Institut Pasteur : "Une large part de la population est infectée par des coronavirus chaque année" a-t-il expliqué à Sciences et Avenir. "Et il faut être sûr que les tests repèrent bien les anticorps contre Sras-Cov-2 (Covid-19) et pas ceux que nous pourrions avoir contre d'autres coronavirus." 

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