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Depuis le confinement, les poules ont la cote en Creuse !

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Par , France Bleu Creuse, France Bleu

Deux éleveuses creusoises, Lise Amiot à Saint-Domet et Magali Chanteloup à Ahun, constatent une hausse de la demande de poules pondeuses depuis le confinement.

Des poules de race "Faverolle".
Des poules de race "Faverolle". - Lise Amiot

Pendant le confinement, les boîtes d’œufs ont été dévalisées dans les supermarchés. Ce manque a poussé les Français à acheter leurs propres poules. En Creuse aussi, faire des crêpes ou une omelette avec les œufs du jardin semble attirer de plus en plus de monde. La veille du confinement, Magali Chanteloup, qui tient La volière des granges, à Ahun, a vu défiler de nombreux clients : "Le lundi ils sont venus en chercher à tout-va, et après tout le reste du temps, j'ai eu plus de clients que d'habitude."

Magali Chanteloup, de la Volière des granges à Ahun

Le constat est le même chez Volailles et compagnie, à Saint-Domet. Lise Amiot, éleveuse spécialisée dans les races anciennes, a constaté "une petite folie poules pondeuses" : "J'ai eu des appels la veille ou le jour du confinement de le part de gens qui se sont affolés parce qu'ils voulaient des œufs pendant cette période", rigole-t-elle. Elle n'a pas pu répondre à leurs demandes tout de suite, puisqu'elle voit naître ses poussins en février seulement ; elle ne commence à vendre ses poules qu'à partir de mai.

Depuis le déconfinement, ses volailles partent comme des petits pains : "Je vends tout au fur et à mesure, aucune poule n'est en attente chez moi. Les autres années, j'avais toujours du stock. Là, je donne rendez-vous à tout le monde le mois suivant !"

Avoir son propre poulailler

Les motivations des clients sont souvent similaires, note Magali Chanteloup : "Ils étaient bloqués pendant deux mois, ils en profité pour faire le poulailler qu'ils voulaient faire depuis des années. Ils avaient le temps, ils l'ont fait avec les enfants pour avoir des œufs frais, et pas des œufs du supermarché."

Toutes deux relativisent tout de même cet engouement : "Plusieurs m'ont dit qu'ils allaient d'habitude sur les foires et les marchés, mais comme ils ont fermé pendant le confinement, forcément ils se sont rabattus sur les producteurs", nuance Magali Chanteloup. Lise Amiot y voit quant à elle une tendance de long terme : "J'ai de plus en plus plus d'appels au fur et à mesure des années parce que je commence à me faire connaître, et que les gens se tournent davantage vers les races rustiques."

Une "petite folie poules pondeuses" selon Lise Amiot

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