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Société

Depuis les attentats de Paris, les candidats se bousculent à la porte de la gendarmerie de Dijon

mardi 1 décembre 2015 à 19:53 Par Naïs Esteves, France Bleu Bourgogne

Depuis les attentats de Paris, les candidats sont trois fois plus nombreux à pousser la porte du centre d'information et de recrutement de la gendarmerie de Dijon. Il y a d'ailleurs plus de place aux concours et la durée de l'internat va être réduite pour les gendarmes adjoints volontaires.

Les candidats s'intéressent aux métiers de la gendarmerie depuis les attentats.
Les candidats s'intéressent aux métiers de la gendarmerie depuis les attentats. © Radio France - Naïs Esteves

Dijon, France

Depuis les attentats de Paris, les candidats se bousculent aux portes de la gendarmerie. D'ailleurs les places aux concours de gendarmes adjoints volontaires ont été augmentées, de 1.200 places en octobre à 1.500 aujourd'hui. Le temps d'internat en école va lui être raccourci de 9 à 6 mois.

C'est un avantage pour toutes les personnes qui poussent la porte du centre d'information et de recrutement à Dijon. Il y a d'ailleurs trois fois plus de visites sur le site de recrutement en ligne depuis les attentats de Paris du 13 novembre. La gendarmerie se déplace aussi pour aller à la rencontre des candidats potentiels. Au salon pour étudiants Studyrama à Dijon les 27 et 28 novembre, au Pôle emploi de Dijon Nord mardi 1er décembre.

Les candidats se renseignent sur les métiers de la gendarmerie. - Radio France
Les candidats se renseignent sur les métiers de la gendarmerie. © Radio France - Naïs Esteves

Là, une cinquantaine de demandeurs d'emploi ont répondu à l'invitation. "Ce n'était pas une convocation", précise la directrice de l'agence, Gisèle Grenette. Ce que confirment Alvina et Néyo, deux chômeurs présents, attentifs et intéressés aux métiers de la gendarmerie. Elle, s'est déjà renseignée pour devenir maître chien mais "il y a beaucoup d'épreuves à passer", notamment le sport, qui lui fait peur. Pour devenir gendarme adjoint volontaire il faut en effet "être apte physiquement", comme le précise la plaquette de présentation (PDF). Mais aussi passer un test psychotechnique, un autre de connaissances générales et travailler sur une compréhension de textes. Autre critère : avoir entre 17 et 26 ans. Même sans diplôme, la sélection permet de faire le tri parmi les candidats

Nous avons eu des jeunes qui voulaient être en gendarmerie pour être armé

Rassurant pour l'adjudant-chef Michaël Biraud, le chef du centre d'information et de recrutement de Dijon : "pour les civils comme pour nous, est-ce que ce n'est pas réconfortant et satisfaisant de se dire que, oui, il y a des seuils de recrutement, oui, il y a un niveau à avoir. Vous pouvez vous dire que la gendarmerie ne recrute pas n'importe qui." Et surtout pas les candidats qui se présentent avec pour seule motivation celle de porter une arme à la ceinture. "Effectivement, nous avons eu des jeunes qui voulaient être en gendarmerie pour être armé. Et d'autres pour être au GIGN. Point. "Bonjour, je signe où pour être au GIGN, parce que je veux porter un G36, je veux prendre le HK, le casque ... les mecs il faut qu'on les tue, faut qu'on les tue" donc là c'est à nous de poser les choses et d'expliquer que ce n'est pas comme ça que ça fonctionne."

L'adjudant-chef Mickaël Biraud doit modérer les candidats sur le port de l'arme.

D'ailleurs le jeune Néyo ne veut pas spécialement porter un uniforme ou une arme, même si c'est bien les attentats qui l'ont poussé à venir : "Je me sens plus ou moins obligé par éthique d'apporter mon grain de sel à ce pays pour sécuriser les citoyens. Mais peut-être dans l'administratif (PDF)", conclue-t-il après trois heures trente de réunion. Parce que la gendarmerie, c'est aussi des agents d'accueil, des informaticiens, des cuisiniers et serveurs, des mécaniciens, des conducteurs, des plombiers ... Ce sont aussi ces parcours que tente de faire connaitre le centre d'information et de recrutement de Dijon.

Les candidats sont venus nombreux à la réunion d'information sur la gendarmerie.