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Dernière semaine de préparation pour des colonies de vacances sous pression en Limousin

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Par , France Bleu Limousin

Plus qu'une semaine avant les grandes vacances et les premières colonies de l'été. Pour les organisateurs, il y a encore du travail pour s'adapter à des protocoles sanitaires qui n'ont cessé de changer ces dernières semaines. Des professionnels parfois inquiets pour leur avenir.

L'organisation des repas va être chamboulée par les règles sanitaires
L'organisation des repas va être chamboulée par les règles sanitaires - Ferme équestre de Chasseneuil

C'est dans un contexte d'adaptation permanente que les organisateurs de colonies de vacances se préparent avant les premiers séjours de l'été la semaine prochaine en Limousin. Depuis début juin, le protocole sanitaire, qui a mis du temps à arriver, a changé quatre fois. De quoi mettre sur les nerfs des professionnels déjà fragilisés par un printemps gâché par le coronavirus et le confinement. Surtout les petits centres privés, qui ne dépendent pas de grosses organisations. Ils vont tout faire pour assurer leur travail du mieux possible cet été. Malgré les craintes économiques.  

Il y a une part de colère de notre part 

"Il y a une part de colère de notre part. Il y a des protocoles sanitaires qui pleuvent dans tous les sens. Et qui sont arrivés très tardivement" selon Thierry Michaud, gérant du Moulin d'Aiguemarde, un centre équestre qui accueille aussi des colonies depuis de nombreuses années à Razès. "Cela nous a empêché d'avoir des réservations conséquentes" affirme t-il, chiffre à l'appui. S'il a pu enregistrer des demandes de dernière minute, le taux de réservation n'est que de 30% cet été. Un coup dur après des vacances de Pâques plombées par le confinement. 

Craintes économiques pour les petites structures privées 

"Je pense qu'il y a aussi une certaine crainte des parents, même si on les rassure. Il y a également des comités d'entreprise qui on décidé carrément d'annuler leurs séjours sur le principe de précaution" regrette t-il. "On va organiser les séjours mais on n'est pas sereins du tout. On va faire passer des bonnes vacances aux enfants et ensuite, pour la pérennité de l'entreprise, on va attendre septembre pour prendre des décisions plus ou moins importantes". Ou quand les petites structures craignent le pire dans un secteur en fort ralentissement depuis déjà plusieurs années.

Nous sommes submergés de travail mais on va y arriver

Randonnée à cheval avec le centre équestre du Moulin d'Aiguemarde
Randonnée à cheval avec le centre équestre du Moulin d'Aiguemarde - Moulin d'Aiguemarde

"Normalement, on met trois mois pour mettre en place nos procédures. Là, on a 15 jours" enchaîne, pas moins remonté, Xavier Martin, de la ferme équestre de Chasseneuil. "Mais la grande force du centre de vacances, c'est son adaptabilité. Nous sommes submergés de travail mais on va y arriver" positive t-il. Pour ce faire, il a décidé de diminuer la capacité d’accueil de plus de 50%. Toujours pour respecter les consignes sanitaires. Notamment la distanciation sociale dans les chambres. Les douches vont êtres faites par chambrée. L'équipe d'animateurs travaille aussi à l'adaptation des jeux collectifs et des veillées

Règles strictes à tous les niveaux de la vie en collectivité 

"Il faut être stricte sur le respect des règles sans être dans la répression. Il faudra être dans l'explication, tout en restant ludique" anticipe Xavier Martin. Lors des repas, il faut aussi s'adapter. Terminé le plat commun dans lequel se servent les enfants. "On va les servir individuellement avec un animateur "spécial covid". Il va passer pour distribuer l'eau, le pain... Car la contamination peut se faire par une panière de pain ou un pichet d'eau. D'un point de vu pratique, ça va jusque là" insiste t-il. Il faudra aussi faire respecter la distanciation physique d'un mètre.  Et multiplier les désinfections. Un boulot énorme pour des animateurs aux journées déjà bien chargées en colonie de vacances.

Offrir un maximum de vacances joyeuses et avec du contenu aux enfants

"On reste optimistes. Les animateurs sont à la fois inquiets par ce protocole mais ils ont très envie de venir. Ils sont très motivés. Ils vont être créatifs. On va se débrouiller pour offrir un maximum de vacances joyeuses et avec du contenu aux enfants. C'est un challenge. On va essayer d'être le plus professionnel possible" annonce ce directeur de ce centre de vacances, pour qui "l'économie ne peut pas passer avant la santé des enfants". Même si cet été risque de peser lourd sur le chiffre d'affaire de sa structure, obligée comme les autres et malgré un chiffre d'affaire fragilisé, d'acheter du matériel supplémentaire pour assurer la sécurité sanitaire de tous.  

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