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Société

Des aides pour permettre aux agriculteurs de partir en vacances

mardi 7 août 2018 à 6:05 Par Marie-Jeanne Delepaul, France Bleu Nord

Deux tiers des Français partent en vacances en moyenne chaque année. Mais pas facile quand on est agriculteur et qu'on doit s'occuper tous les jours de ses animaux et de ses champs. Un service de remplacement et des aides financières existent pour les aider à prendre des congés.

Matthieu Crépin (à droite), éleveur à Merris, fait appel au service de remplacement une à deux fois par an.
Matthieu Crépin (à droite), éleveur à Merris, fait appel au service de remplacement une à deux fois par an. © Radio France - Marie-Jeanne Delepaul

Merris, France

Cinquante vaches laitières, une centaine hectares de maïs et de betteraves : s'il veut partir en vacances, impossible pour Matthieu Crépin, agriculteur à Merris (Nord), de tout laisser en plan. Début juillet, il a engagé un remplaçant pour partir huit jours avec sa famille sur la côte, à Bray-Dunes.

"Une coupure ça fait du bien, on change d'air et on profite des enfants. le plus dur c'est d'arrêter de se lever à 6h du matin !" - Matthieu, éleveur à Merris.

"Une coupure ça fait du bien, on change d'air et on profite des enfants. le plus dur c'est d'arrêter de se lever à 6h du matin !, rigole-t-il. Si on ne connaît pas la personne on est un peu stressé, il vient un peu avant pour voir ensemble, qu'on traie ensemble, qu'on donne à manger et qu'on voit tout." Rien de compliqué selon lui, il faut juste "quelqu'un de courageux qui s'y connaît un peu."

Des post-its collés partout

Matthieu fait appel au service de remplacement depuis vingt ans. Il a pris l'habitude de coller des post-its et des mémos partout dans son exploitation pour aider ses remplaçants. L'un d'eux explique par exemple sur quel bouton appuyer pour allumer la salle de traite.

C'est souvent Guillaume Langlois, 31 ans, qui remplace Matthieu. "Je viens le matin à 6h, je traie, je donne à manger, je regarde si tout va bien, je repars et le soir je fais la même chose, je traie, je regarde s'il n'y a pas une vache en chaleur", détaille Guillaume. En cas de souci, si un vêlage se passe mal par exemple, il appelle l'agriculteur.

Des remplaçants souvent en CDI

Guillaume est employé en CDI par le service de remplacement Flandres-Lille, comme 70% des 150 salariés de l'association. Créée il y a quarante ans dans toute la France, elle comte 400 adhérents environ dans le secteur Flandres-Lille. "Le plus difficile, c'est le recrutement : il faut des personnes motivées. On a souvent des jeunes en BTS agricole par exemple. Il faut aimer les animaux, mais après l'avantage c'est que même s'ils n'ont pas de compétence à la base, on peut les former" insiste Dominique Paccou, directeur du service. C'est d'ailleurs Matthieu qui a appris le métier à Guillaume. 

_"Pour les agriculteurs, les principaux freins sont la motivation à partir en vacances, car ce n'est pas facile de laisser son cheptel à quelqu'un d'autre, et le frein financier"" - Dominique Paccou_

Un crédit d'impôt à 50%

Pour les agriculteurs, selon Dominique Paccou, les principaux freins sont la motivation à partir en vacances, car ce n'est pas facile de laisser son cheptel à quelqu'un d'autre, et l'obstacle financier.

Matthieu a dû débourser environ 500 euros pour se faire remplacer pendant ses vacances. Pour aider les agriculteurs à partir, l'Etat a mis en place un crédit d'impôt qui leur rembourse la moitié des frais engagés.

Le reportage France Bleu Nord