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Des annonces contre les violences policières "qui ne vont pas assez loin", estime le président de SOS Racisme

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Par , France Bleu Paris, France Bleu

Après les annonces de lutte contre les violences policières faites par le ministre de l'Intérieur, Dominique Sopo, président de SOS Racisme, réagit à ces mesures sur France Bleu Paris ce mardi 9 juin. Il réclame une "réforme profonde" de l'IGPN ainsi que la fin des contrôles au faciès.

Dominique Sopo, président de SOS Racisme.
Dominique Sopo, président de SOS Racisme. © Radio France - Nicolas Olivier

Au lendemain des annonces de Christophe Castaner pour lutter contre les violences policières et le racisme dans la police, le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, a réagi sur l'antenne de France Bleu Paris ce mardi 9 juin à des mesures dont il juge qu'elles ne vont "pas assez loin".

Réforme de l'IGPN et lutte contre les contrôles au faciès

Parmi les différentes pistes annoncées, Dominique Sopo évoque les contrôles au faciès : "Il faut l'instauration du récépissé de contrôle que nous demandons chez SOS Racisme depuis quinze ans, afin d'éviter les contrôles au faciès. C'est une problématique quotidienne, une vraie source de tension illégitime car cela veut dire que des citoyens sont traités différemment, selon la couleur de leur peau". 

Autre demande formulée par SOS Racisme : une réforme profonde de l'Inspection générale de la police nationale (IGPN), la police des polices. Lundi 8 juin, le ministre de l'intérieur a annoncé vouloir réformer cette institution, souvent accusée, notamment les manifestants contre les violences policières, de protéger les policiers. "Il y a un corporatisme très fort chez les policiers, comme dans tous les métiers "danger" : on doit toujours pouvoir compter sur l'autre, on se couvre d'une certaine façon, dans une logique face au danger", indique Dominique Sopo.  

Pour réformer l'IGPN, il suggère"d'intégrer (dans l'institution, ndlr) des personnes qui ne sont pas de la police et qu'on sorte ce corps de la tutelle du ministère de l'Intérieur. Ces corps sont dysfonctionnels dès lors qu'il s'agit de réprimer, sanctionner des personnes qui auraient eu des problèmes de comportement dans leurs relations avec la population", précise le président de SOS Racisme.

Dominique Sopo a aussi réagi aux propos de Christophe Castaner, qui estime que la police "n'est pas une institution raciste", malgré la présence "de brebis galeuses" : "Evidemment qu'il n'y a pas que des brebis galeuses. Quand on a des groupes Facebook (avec des messages racistes, ndlr) qui réunissent 8.000/9.000 policiers, ça devient lourd. Je ne dis pas qu'il faut tous les suspendre, une enquête doit avoir lieu. Mais quand je vois des policiers qui postent des messages racistes, que d'autres les "aiment" sur les réseaux sociaux et qu'il y a des gens qui ne disent rien alors qu'ils font face à ces messages qui sont condamnables par la loi... Pour beaucoup ce n'est pas si grave que cela, au point qu'on peut rester dans des groupes où circulent", conclut le président de SOS Racisme.

Le silence d'Emmanuel Macron est "une faute"

Au lendemain des annonces de Christophe Castaner sur le sujet, Dominique Sopo qualifie de "faute" l'absence de réaction du président Emmanuel Macron sur le sujet des violences policières : "_Surtout avec l'émotion internationale autour de la mort de George Floyd (cet Afro-Américain mort il y a deux semaines à Minneapolis après une violente interpellation policière, ndlr). Mais au-delà de cela, on parle de la conception de la police, du rapport entre Etat et citoyens. Cela relève du Premier ministre et du Président : nous les avons interpellés au mois de mai, pour ouvrir le chantier de lutte contre le racisme. Ils font silence, nous avons reçu une réponse purement protocolaire_."

Rassemblement maintenu ce mardi 9 juin à Paris

En marge de ces annonces, ce mardi 9 juin, plusieurs rassemblements sont organisés en France. L'un d'entre eux est prévu à 18h place de la République à Paris, pour dénoncer les violences policières en France. "On veut montrer notre refus des violences policières en France, du racisme dans la police et, plus largement, dans la société. Cette manifestation est aussi un hommage à George Floyd. On demandera aux gens le silence pendant 8 minutes 46, le temps de son agonie."

Dominique Sopo, président de SOS Racisme, invité de France Bleu Paris ce mardi 9 juin

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