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Société

Des associations hébergent des femmes migrantes et leurs enfants à l'Université du Mans

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Par , France Bleu Maine

Depuis vendredi 17 mai, un collectif d'associations accueillent des femmes migrantes et leurs enfants pour la nuit. Elles ont dormi trois soirs à la Maison des associations, puis à la Faculté des Sciences de l'Université du Mans.

Quelques salles vides de la Faculté de Sciences du Mans ont suffi pour héberger les femmes et leurs enfants.
Quelques salles vides de la Faculté de Sciences du Mans ont suffi pour héberger les femmes et leurs enfants. © Maxppp - PHOTOPQR/OUEST FRANCE

Le Mans, France

Lors d'une permanence associative, vendredi 17 mai, au soir, deux femmes migrantes expliquent qu'elles ont été victimes de violences sexuelles. L'une a été agressée dans la rue. L'autre a dû payer son hébergement chez un particulier "en nature". Abasourdis, les bénévoles ne veulent pas laisser les femmes et leurs enfants dormir dans la rue. Une solution est trouvée, en accord avec la mairie. Elles dorment trois soirs de suite à la Maison des associations. 

L'Université comme solution dans l'urgence

Mardi, impossible de les accueillir. Il faut alors trouver une solution en urgence. Des étudiants informent les associations que des salles sont disponibles dans la Faculté des Sciences et Techniques du Mans. "C'est une réaction, ça a été à l'Université, ça aurait pu être ailleurs", explique Bernard Lebrun, membre de la Ligue des Droits de l'Homme au Mans.

"Il y avait trois femmes et un homme, un couple, dont la femme est enceinte, mardi soir. Mercredi soir, dans la nuit, ici, il y avait tout simplement deux femmes, des Françaises, qui se sont trouvées avec dix enfants dans la rue."

Pour le militant humaniste, "c'est un cri d'alarme". L'objectif n'est pas de pérenniser cet espace d'accueil, mais d'alerter les pouvoirs publics. Au Mans, "cinquante personnes seules et quatre ou cinq familles" ne trouvent pas d'hébergement d'urgence tous les soirs, détaille-t-il.

Le collectif demande à la préfecture d'ouvrir des places d'hébergement d'urgence

Dans une lettre ouverte à la préfecture, le collectif d'associations précise : "Le respect des droits fondamentaux de la personne ne peut souffrir aucune exception. C’est pourquoi, solennellement, aujourd’hui nous vous demandons de prendre toute mesure utile pour que cesse de manière durable cette situation."

Le président de l'Université du Mans, Rachid El Guerjouma affirme qu'il a été mis devant le fait accompli. Mardi, à 22h, ce sont les gardiens de l'université qui repèrent les personnes sans-abri et les bénévoles dans la Faculté des Sciences. Il se rend sur les lieux et permet aux personnes présentes de rester. "On va gérer la situation au jour le jour, en attendant qu'une solution rapide soit trouvée par les autorités compétentes", explique-t-il. Pour l'instant, femmes et enfants sans-abri sont les bienvenus, même si les conditions d'hébergement ne sont pas adéquates. Quelques matelas posés à même le sol et l'accès à des toilettes et des lavabos.