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Des Bisontines crient leur honte après la nomination d'Eric Dupond-Moretti et Gérald Darmanin au gouvernement

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Par , France Bleu Besançon

Près de 200 personnes, dont une majorité de femmes, se sont réunies ce vendredi sur l'esplanade des droits de l'Homme à Besançon, pour dénoncer le remaniement.

Près de 200 personnes étaient réunies ce vendredi pour dénoncer les récentes nominations du gouvernement.
Près de 200 personnes étaient réunies ce vendredi pour dénoncer les récentes nominations du gouvernement. © Radio France - Virginie Vandeville

Elles ont 18 ans, 25, 30 ou encore 50 ans. Elles ont crié, chanté et refusent tout simplement de se taire suite à la nomination au gouvernement de Gérald Darmanin et Eric Dupond-Moretti lors du remaniement. Près de 200 voix féminines, quelques voix masculines aussi, dénoncent, avec cela, le pied de nez fait aux femmes. 

Le nouveau ministre de l’intérieur est visé par une enquête pour viol, tandis que le Garde des Sceaux s'était opposé par le passé au mouvement Me Too.

"Une honte", c'est le terme qui revient à plusieurs reprises dans la bouche ou sur les nombreuses pancartes de ces femmes en colère, rassemblées à l'appel du collectif des colleuses bisontines contre les féminicides. 

De nombreuses pancartes portées par des femmes en colère ont envahi l'esplanade des droits de l'Homme à Besançon ce vendredi.
De nombreuses pancartes portées par des femmes en colère ont envahi l'esplanade des droits de l'Homme à Besançon ce vendredi. © Radio France - Virginie Vandeville

Des nominations qui balaient les avancées, selon les manifestantes

"A l'époque où on vit, ce genre de chose ne devrait pas être tolérable. Pour moi, ces nominations montrent que l'on ignore le message des femmes qui parlent, qui refusent d'être violées, d'être victime de machisme ou d'homophobie dans un silence ambiant. C'est même ignorer les avancées qui ont eu lieu jusque-là. Cela montre que notre message n'a pas été entendu", soupire Caroline, derrière son masque aux couleurs de la cause LGBT (Lesbiennes, Gay, Bisexuels, Trans).

A côté, dans la foule, Inès. Elle est venue avec son mari et ses enfants pour faire prendre conscience au gouvernement de la réalité, leur montrer que les femmes ne se laisseront plus faire. Avec sa pancarte, elle dénonce cette "insulte" aux femmes. "La grande cause du quinquennat devait être le droit des femmes et leur protection. Je trouve qu'il faut faire attention au contexte. Il faut nous écouter. On veut des hommes politiques dignes et qu'ils sachent nous représenter".  

Les deux nouveaux ministres, en tout cas, ne sont pas de ceux-là, selon les manifestantes. Nombreuses sont les manifestantes qui appellent, ce vendredi, à la démission du Garde des Sceaux et du ministre de l'Intérieur. 

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