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Société

Des bus scolaires supprimés et remplacés par des vélos offerts aux collégiens et lycéens

dimanche 16 décembre 2018 à 20:36 Par Thierry Colin, France Bleu Sud Lorraine

Des vélos offerts aux collégiens et lycéens en contrepartie de la suppression de cinq lignes de bus scolaires suscitent la polémique à Lunéville. Une offre originale pour 400 élèves résidents à moins de trois kilomètres de leur établissement mais la sécurité des jeunes cyclistes fait débat.

On devrait voir plus de vélos à Lunéville avec 400 vélos offerts aux lycéens et collégiens.
On devrait voir plus de vélos à Lunéville avec 400 vélos offerts aux lycéens et collégiens. © Radio France - Thierry Colin

Lunéville, France

La communauté de commune de Lunéville entend supprimer cinq lignes de bus qui transportent tous les jours 250 élèves qui habitent à moins de trois kilomètres de leur collège ou leur lycée. En échange, les élus vont investir dans 400 vélos avec une opération pour inciter les collégiens et lycéens à préférer les déplacements doux. 

L’échange marchandise, des vélos en échange des bus,  n’a pas emballé tous les parents d’élèves à tel point que le président de la communauté de commune, qui avait annoncé l’arrivée des vélos et la fin de cinq lignes de bus scolaires pour les vacances de printemps, a finalement décidé de conserver la desserte de bus jusqu’à la fin de l’année scolaire. Un statu quo pour trouver un compromis.

400 vélo offerts

La facture annuelle pour ces transports scolaires, c'est 160 000 euros pour les élèves habitants à moins de trois kilomètres de leur établissement et seulement 250 élèves empruntent ces bus. D'où l'idée de supprimer ces transports en commun et de prêter un vélo aux élèves. Pas moins de 400 vélos vont être achetés pour un coût de 200 000 euros et les élèves volontaires auront droit à une formation en plus du casque et du gilet jaune. Des vélos qui seront prêtés pour l’année scolaire et entretenus par une association locale. 

La sécurité au coeur du débat

Le président de la communauté de commune estime que le projet va faire avancer les choses même s’il reconnait une erreur de communication en proposant l’offre de vélo en même temps que l’arrêt des bus

Ecoutez le reportage à Lunéville où l'offre de vélos fait débat.

Le dialogue va se poursuivre pour trouver des solutions d’ici septembre pour Laurent de Gouvion Saint Cyr qui précise être à l’écoute des inquiétudes sur la sécurité : «j'entends bien ce que disent les parents et ils ont raison mais en affichant cette action, ça va obliger tous les élus à aller plus vite ; on va répertorier les endroits les plus urgent à traiter» 

L'association Vélolune va encadrer et former les jeunes qui vont opter pour le vélo. - Radio France
L'association Vélolune va encadrer et former les jeunes qui vont opter pour le vélo. © Radio France - Thierry Colin

Une offre qui va être encadrée par des formateurs mobilité à vélo de l'association Vélolune. Son président, Joseph Jacobs, forme déjà les cyclistes à rouler en ville à Lunéville, et pour lui, c'est une opportunité pour développer le vélo, même «si les élus vont devoir faire des efforts conséquents sur les infrastructures». Et le spécialiste du vélo de poursuivre : «on trouve que les aménagements ne permettent pas de rouler avec un maximum de sécurité mais ce projet existe et on se dit il faut vraiment tout faire pour sécuriser les élèves car il ne suffit pas de mettre un casque aux enfants pour qu'ils soient en sécurité. Il faudrait des bandes cyclables plus larges à certains endroits et que les ronds-points soit conçus autrement».