Société

Des caméras embarquées pour les policiers municipaux et les agents SNCF

Par Viviane Le Guen, France Bleu mardi 27 décembre 2016 à 15:44

À partir du 1er janvier, les policiers municipaux et les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP pourront s'équiper de caméras et filmer leurs interventions
À partir du 1er janvier, les policiers municipaux et les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP pourront s'équiper de caméras et filmer leurs interventions © Maxppp - Lionel Vadam

À partir du 1er janvier 2017, les policiers municipaux et les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP pourront s'équiper de caméras et filmer leurs interventions. Une mesure expérimentale qui a pour objectif de "prévenir les incidents".

Des mini-caméras embarquées, installée au niveau de l'épaule pour filmer les interventions : les patrouilles de police et de gendarmerie en sont déjà équipées.

À partir du 1er janvier, le dispositif va être étendu aux policiers municipaux et agents de sécurité de la SNCF et de la RATP. Justifiée par la "lutte contre le crime organisé, le terrorisme et leur financement", la mesure vise aussi à limiter les "incivilités" et les "atteintes à la sécurité publique" dans les transports selon le gouvernement.

Mesure expérimentale

Concrètement, les images ne pourront pas être visionnées à distance en temps réel. "Les enregistrements ne pourront être consultés qu'à l'issue de l'intervention et après leur transfert sur un support informatique sécurisé", détaillent deux décrets parus au Journal officiel. Les données ainsi récoltées seront conservées" pendant une durée de six mois à compter du jour de leur enregistrement" puis "seront effacées automatiquement".

Il s'agit d'une mesure expérimentale. La période test s'étend jusqu'au 3 juin 2018 pour les policiers municipaux. Elle va durer trois ans pour les agents de sécurité de la SNCF et de la RATP.

L'objectif est de prévenir "les incidents" durant les interventions. Généralisées en octobre 2015 pour les policiers et les gendarmes, les "caméras-piétons" ont fait la preuve de leur efficacité selon la Direction générale de la police nationale qui salue leur "effet modérateur, unanimement constaté par les fonctionnaires".