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Des centaines de motards ont défilé samedi à Metz pour protester contre le contrôle technique obligatoire

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Par , France Bleu Lorraine Nord

Des centaines de motards ont défilé de la ZAC d'Augny au centre ville de Metz ce samedi pour protester contre la mesure de contrôle technique obligatoire qui doit s'appliquer au 1er janvier 2022. Ils dénoncent une taxe inutile qui pénalise des passionnés et ne répond pas aux enjeux de sécurité.

Des centaines de motards en colère ont défilé de la ZAC d'Augny au centre-ville de Metz samedi
Des centaines de motards en colère ont défilé de la ZAC d'Augny au centre-ville de Metz samedi © Radio France - Natacha Kadur

Quelques centaines de motards en colère ont défilé ce samedi autour de Metz et jusqu'au centre ville pour protester contre la mesure de contrôle technique obligatoire qui doit s'appliquer à partir du 1er janvier 2022. Selon eux, il s'agit d'une taxe injustifiée qui ne répond pas aux vrais enjeux de sécurité sur la route.

Des pilotes au point sur la mécanique

La mesure avait déjà été rejetée par le Parlement français en 2012, mais c'est une directive européenne qui doit cette fois s'appliquer l'année prochaine. Dans les rangs des motards réunis ce samedi, l'argument de la sécurité ne tient pas : « Il est prouvé que les accidents de moto ne sont pas liés à l'engin en lui-même, mais à des fautes de conduite la plupart du temps, explique Thierry. Le motard s'occupe de sa moto, il est sans arrêt dessus, donc c'est encore une idée pour amasser de l'argent », résume-t-il.

Personne ne part avec une vidange pas faite, ce n'est pas vrai - Jean-Baptiste

Ils sont nombreux à défendre l'idée d'appartenir à une communauté de passionnés pour qui la mécanique et l'entretien sont non seulement un impératif de sécurité mais aussi un plaisir : « En moto on aime partir pour de grandes virées, c'est aussi un moyen d'évasion, et on aime préparer sa moto. Personne ne part avec une vidange pas faite, ce n'est pas vrai » défend Jean-Baptiste.

Le cortège a fait un premier arrêt devant le centre de contrôle technique Norisko à Marly
Le cortège a fait un premier arrêt devant le centre de contrôle technique Norisko à Marly © Radio France - Natacha Kadur

Des équipements de plus en plus normés

Tous sont fiers de revendiquer leur liberté de personnaliser leurs engins : " On aime en faire de belles motos, les transformer un peu. Ça peut être ajouter un pare-brise, changer un pot d'échappement, ajouter des sacoches », complète Jean-Baptiste. Ils redoutent de voir apparaître de plus en plus de normes sur leurs équipements : « On sent bien que le gouvernement veut faire disparaître tous les véhicules qui ont plus de dix ans, motos comprises. Ils veulent nous faire rentrer dans un cadre qui n'est pas notre cadre » ajoute cet habitant d'Amnéville, qui chevauche sa bécane depuis 1970. 

C'est une partie de notre âme de gosse en fait la moto - Francis  

Pour Michel, un messin qui se déplace en moto depuis 40 ans, l'État aurait notamment plus d’intérêt à baisser les taxes comprises dans le prix des équipements de sécurité, pour réduire l'accidentologie : « C'est une passion déjà onéreuse. On voit des jeunes qui font l'impasse sur certains équipements de sécurité comme des dorsales ou des gilets airbag. On impose des gants aux normes alors qu'en été on voit des jeunes qui roulent en tongs ou en short, il y a une incohérence », détaille-t-il.

Plusieurs centaines de motos ont défilé
Plusieurs centaines de motos ont défilé © Radio France - Natacha Kadur

Une privation de liberté 

Enfin, certains vivent cette obligation comme une mesure punitive, voire infantilisante : « On se bat contre le racket, on en a marre de payer, parce que les salaires n'augmentent pas, et quelque part nous sommes des rebelles dans l'âme », explique Francis, à moto depuis 40 ans.  Il redoute de voir apparaître « des motos édulcorées », et c'est un peu de son « âme de biker »  qui se sent menacée : « La moto c'est un rêve de bac à sable. Nous sommes des grands adolescents. J'avais une mobylette quand j'avais 14 ans, maintenant j'ai une moto quoi, qui me coûte la peau des fesses. C'est une partie de notre âme de gosse en fait la moto », dit-il. Cette mesure leur arrache à tous un peu de leur sentiment de liberté.  

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