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Des Châlonnais se mobilisent pour soutenir une Albanaise et son fils menacés d'expulsion

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Par , France Bleu Champagne-Ardenne

Sabiona a quitté l'Albanie pour la France en 2017 afin de protéger son fils, menacé par une vendetta. Depuis, toutes ses demandes d'asile et de droit de travail ont été refusées et ils sont sous le coup d'une obligation de quitter le territoire français. Une pétition de soutien circule.

Sabiona et Vladis sont arrivés à Châlons-en-Champagne en 2017
Sabiona et Vladis sont arrivés à Châlons-en-Champagne en 2017 - Servane Francart

C'est chez elle que Sabiona nous reçoit, dans son appartement à Châlons-en-Champagne. A 25 ans, c'est pour sauver la vie de son fils Vladis qu'elle a quitté son pays d'origine, l'Albanie, pour la France : "Mon fils est visé par une vendetta parce que son père est en prison", explique-t-elle dans un français parfait, "C'est encore un enfant, mais il va grandir et si on reste en Albanie il ne pourra pas sortir sans être en danger, il ne pourra pas aller à l'école, ce n'est pas possible".

Depuis un peu plus de trois ans, la mère et le fils vivent donc à Châlons-en-Champagne : lui est scolarisé et elle a trouvé du travail comme femme de chambre dans un hôtel. C'est donc naturellement qu'elle décide de faire une demande de droit de travail : "Quand je suis allée à la Préfecture, on me l'a refusé car c'était le début de la crise du Covid-19 et c'est là qu'on m'a imposée une OQTF" (obligation de quitter le territoire français).

Quoique je fasse, ça ne suffit jamais

Le début de la galère pour Sabiona, qui dépose une nouvelle demande : refusée sous prétexte qu'elle n'a pas de CDI. Une fois le contrat à durée indéterminée en poche, en mars dernier, nouvelle demande : "Et là on me dit qu'on ne peut pas me donner le droit de travail car je suis sous le coup d'une OQTF ! et qu'il me faut un CDI temps plein". Sabiona soupire, "Ce n'est jamais suffisant".

Les demandes d'asile de Sabiona ont également été rejetées : "Au début parce qu'on me disait que c'était mon fils qui était menacé et pas moi, mais quand j'ai fait la demande pour mon fils, on m'a répondu que ce n'était pas justifié parce que c'est un enfant".

Sabiona, touchée par la mobilisation autour de son histoire

Ce n'est pas juste, dit Servane qui a lancé la pétition de soutien

Face à cette situation, Servane Francart a décidé d'agir, en lançant une pétition, mais aussi en créant une page Facebook, pour soutenir Sabiona et Vladis et alerter sur leur sort. "Elle est totalement indépendante, se débrouille seule pour son loyer, son quotidien, _ce n'est pas une charge pour l'Etat, mais une chance !_", insiste Servane, "Et puis son fils va à l'école. Oui il est né en Albanie, mais il est arrivé ici tout petit, son pays c'est la France".

Ce jeudi soir, plus de 700 personnes avaient déjà signé la pétition. Servane espère que de nombreux Châlonnais se joindront à elle pour un rassemblement mardi 18 mai, à 16h15 sur l'esplanade du Verbeau à Châlons-en-Champagne. Elle en appelle aussi à la sensibilité du Préfet de la Marne, à qui elle a écrit.

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