Société

Des collaboratrices parlementaires dénoncent dans un blog le harcèlement et le sexisme qu’elles subissent au quotidien

Par France Bleu, France Bleu lundi 17 octobre 2016 à 21:13

Le choix a été fait d'anonymiser les témoignages pour offrir les meilleures conditions aux collaboratrices qui souhaiteraient raconter leur expérience
Le choix a été fait d'anonymiser les témoignages pour offrir les meilleures conditions aux collaboratrices qui souhaiteraient raconter leur expérience - Capture d'écran chaircollaboratrice.com/

Un collectif de collaboratrices parlementaires ont lancé ce lundi un site pour dénoncer les propos et agissements sexistes qu’elles subissent chaque jour.

"Un midi, dans l'ascenseur avec des collègues. Un député entre. Il me déshabille du regard quinze fois... Une avalanche de coups d'oeil salaces pendant les cinq étages qui restent à descendre (...) Arrivé en bas, un de mes collègues commente : « Ah bah dis donc, tu as plu au monsieur+ Oui, apparemment, pour certains, je ne suis que de la chair fraîche."

Libérer la parole

Lancé ce lundi, le blog "Chaircollaboratrice.com" est fleuri de ce type d’anecdotes, réalité de leur quotidien de femmes en politique, qu’elles soient élues ou collaboratrices. Pour "libérer une parole trop longtemps étouffée" mais aussi "prendre conscience de cette réalité", ce collectif a lancé le site pour recenser des témoignages de "victimes de sexisme à l'Assemblée nationale ou dans d'autres institutions politiques".

Le rapport que certains ont aux femmes doit changer

Si "tous les hommes en politique n'ont pas un comportement répréhensible", selon ces collaboratrices, "le sexisme et le harcèlement doivent être pris pour ce qu'ils sont : une réalité" et "le rapport que certains ont aux femmes doit changer", martèlent-elles, espérant "des mesures concrètes, dans la loi et dans les pratiques".

Au printemps 2015, une tribune parue dans Libération et signée par une quarantaine de femmes journalistes avait dénoncé les dérives sexistes de certains hommes politiques. Dans un communiqué, l'Assemblée nationale a rappelé que, "dès le mois de novembre 2013", le bureau de la chambre basse, "sur proposition du président Claude Bartolone", avait "décidé de se saisir de la question du harcèlement (..) en instaurant un référent" parmi le personnel de l'Assemblée.

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