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Société

Des collectes de produits hygiéniques organisées en Côte-d'Or pour lutter contre la "précarité menstruelle"

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Par , France Bleu Bourgogne

En France, selon un récent sondage IFOP ce sont 1,7 millions de femmes qui n’ont pas les moyens de s'acheter des produits hygiéniques. Pour lutter contre la "précarité menstruelle", l'association Règles élémentaires supervise plusieurs collectes, dont certaines en Côte-d'Or.

Le gouvernement veut lancer une expérimentation pour rendre les serviettes hygiéniques et les tampons gratuits pour les femmes en difficulté.
Le gouvernement veut lancer une expérimentation pour rendre les serviettes hygiéniques et les tampons gratuits pour les femmes en difficulté. © Maxppp - Jean-François Frey

Côte-d'Or, France

Ces points de collecte de produits hygiéniques se trouvent à Quetigny, Chenôve ou encore à Auxonne dans des cabinets de sages-femmes installées en libéral. On trouve leurs coordonnées sur le site de Règles élémentaires. L'association créée il y a trois ans par Tara Heuzé, "a contribué à briser le tabou des règles et à faire prendre conscience de l'ampleur du problème pour les femmes les plus en difficulté" explique la présidente et fondatrice de l'association. 

Des boites à dons sont installées dans des lieux publics ou privés

"Les produits une fois collectés sont redistribués aux associations et organismes type Emmaus, Secours populaire ou pour des hôtels sociaux qui les reconditionnent ou les distribuent directement aux femmes qui en ont besoin" précise la fondatrice de Règles élémentaires. Car la précarité menstruelle, toucherait selon un récent sondage IFOP, 1,7 millions de françaises. Faute de budget suffisant, ces femmes qui ont peu de moyens, ont aussi du mal à acheter des protections hygiéniques chaque mois lorsqu'elles ont leurs règles.

"Mettre trois euros dans des serviettes ou des tampons c'est très compliqué quand on n'a pas d'argent" Nora, une dijonnaise qui a vécu dans la rue

Nora a 43 ans, elle a connu la rue pendant deux ans. Il lui est arrivé de "devoir faire avec les moyens du bord faute d'argent pour s'acheter des produits hygiéniques."

Un problème délicat, reconnait Charlène Méliani, monitrice-éducatrice au sein d'un service de la SDAT à Dijon, une association qui oeuvre en faveur des personnes en situation d'exclusion. Mais pour la jeune femme, il y a une légère augmentation des dons de produits hygiéniques,"on l'a constaté récemment sur deux opérations menées, ce qui montre qu'il y a une vraie prise de conscience".

Des annonces du gouvernement

Alertées sur le sujet, plusieurs membres du gouvernement ont organisé une réunion ce mardi avec les représentants des industriels du secteur et des associations, à l'occasion de la journée mondiale de l'hygiène menstruelle. La gratuité devrait être expérimentée pour les femmes les plus en difficulté.

→ Retrouvez les Idées reçues sur le sujet, ce mercredi 28 mai 2019 à 6H23 et 7H42, avec notre invité, Brice Morey le directeur général de la SDAT à Dijon.

 Brice Morey le directeur général de la SDAT à Dijon. - Radio France
Brice Morey le directeur général de la SDAT à Dijon. © Radio France - Stéphanie Perenon