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Société

Landes : des contrats locaux pour mieux lutter contre les violences faites aux femmes

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Par , France Bleu Gascogne

Des contrats locaux de lutte contre les violences faites aux femmes ont été signés ce lundi. Les acteurs locaux de Mont-de-Marsan, Dax et du Pays d'Albret s'engagent à mieux partager leurs informations, pour assurer une meilleure prise en charge des victimes.

Trois contrats de lutte contre les violences faites aux femmes ont été signés ce lundi par les acteurs locaux.
Trois contrats de lutte contre les violences faites aux femmes ont été signés ce lundi par les acteurs locaux. © Radio France - Justine Hagard

Département Landes, France

Les Landes s'engagent contre les violences faites aux femmes. Trois territoires du département, Mont-de-Marsan, Dax et le Pays d'Albret, ont signé ce lundi des contrats locaux de lutte contre les violences conjugales, sexistes et sexuelles. Avec ces contrats, les acteurs locaux s'engagent à travailler ensemble pour une meilleure prise en charge des victimes. Si ces contrats sont les trois premiers de ce type signés dans les Landes, d'autres communes devraient bientôt suivre.

L'objectif de ces contrats est d'assurer un meilleur partage d'informations entre tous les acteurs qui interviennent dans le parcours d'une femme victime de violence. Ces acteurs sont la justice, la police, les hôpitaux, les maires et les associations d'aide aux victimes. Plusieurs actions seront donc mises en place pour fluidifier cette communication, selon la Préfecture : "le partage d'alertes", "la nomination d'un référent sur les violences sexistes et sexuelles", "l'organisation de formations", "un recueil optimal des éléments de preuve" ou encore "la sensibilisation auprès des scolaires".

"Je vois ça comme un travail d'équipe"

Pour Bertrand Lhez, médecin à l'hôpital de Dax et référent sur les violences faites aux femmes, ces contrats seront bénéfiques pour les victimes : "Moi, j'y crois, parce que je vois ça comme un travail d'équipe. Il faut travailler en réseau, dans l'hôpital et à l'extérieur, avec les partenaires sociaux, le parquet, la police et la gendarmerie. Quand on communique entre nous, la victime est au centre de la prise en charge. Sinon, elle est brinquebalée à droite et à gauche, sans lien entre les différents acteurs."

Le préfet des Landes, Frédéric Veaux, s'est montré particulièrement ferme. Il n'a pas hésité à utiliser le terme "féminicide" pour qualifier les meurtres de femmes par leur conjoint ou ex-conjoint. Il a rappelé son engagement pour lutter contre les violences conjugales, "fléau dans notre pays", selon lui.

Des chiffres inquiétants

En effet, les chiffres parlent d'eux-mêmes. Dans les Landes, 413 femmes ont été victimes de violences conjugales entre janvier et août 2019 , tandis que 74 appels de détresse ont été reçus au 3919. En France, une femme meurt tous les trois jours sous les coups de son conjoint ou ex-conjoint. 

Le premier ministre Édouard Philippe a annoncé ce lundi que le 3919, la ligne d'écoute nationale des femmes victimes de violence, serait désormais ouverte 24 heures sur 24 et 7 jours sur 7.

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